Les braconniers russes ont causé près de 166,3 millions d’euros de dommages dans les mers Noire et d’Azov

Le montant des dommages causés à la pêche ukrainienne par le braconnage russe dans les mers Noire et d’Azov dépasse 8,48 milliards de hryvnias soit 166,3 millions d’euros, a indiqué l’Agence d’État pour le développement de l’irrigation, de la pêche et des programmes alimentaires en réponse à une demande d’Ukrinform.

Au 23 février 2026, les dommages dus au braconnage russe dans la mer d’Azov dépassent 7,14 milliards de hryvnias, et dans la mer Noire plus de 1,33 milliard de hryvnias.

« Les dommages causés par le braconnage russe ne sont pas définitifs, car de nouvelles informations permettent de recalculer et d’augmenter la somme. Le total dépasse déjà 8,48 milliards de hryvnias, mais le calcul se poursuit et la somme sera nécessairement plus élevée », a souligné l’agence.

Depuis le début de l’année, les pertes dépassent déjà 976,5 millions de hryvnias.

Les pertes les plus importantes proviennent du braconnage de ces espèces : turbot d’Azov, plie-glose, rouget, dorades de mer, anchois, athérine, mulet, sardinelle, crevettes, sprat, larves de chironomes, brème, carpe, brème de mer, carpe herbivore, sandre et hareng de la mer Noire et d’Azov migrateur.

L’Agence de la pêche a souligné que les enquêtes se poursuivent et que des procédures pénales ont été ouvertes pour braconnage, car de nouvelles données arrivent constamment. L’agence attend principalement les décisions des organes chargés de l’application de la loi.

L’instutution a rappelé que, en raison des opérations militaires, l’évaluation complète des pertes économiques dues à la destruction des infrastructures de pêche reste compliquée, surtout sur les territoires temporairement occupés et dans les zones de bombardements actifs où il est impossible de fixer l’ampleur des dommages. La valeur estimée des biens restés sur les territoires occupés dépasse 10 millions de hryvnias.

Pour les entreprises, les pertes incluent les dommages directs aux installations et les pertes indirectes dues à l’impossibilité de poursuivre l’activité de pêche.

Les pertes totales en aquaculture sont estimées à environ 12,45 milliards de hryvnias (245,3 millions d’euros), et celles du secteur de la pêche commerciale spécialisée à 605,8 millions de hryvnias (11,87 millions d’euros), a résumé l’agence.

Comme indiqué précédemment, au cours des quatre années de l’invasion à grande échelle, l’Ukraine a subi des dommages directs de 195 milliards d’euros. Le coût total de la reconstruction et du rétablissement s’élève à près de 588 milliards d’euros. Ces données proviennent de l’Évaluation rapide des dommages et des besoins de reconstruction (RDNA5) au 31 décembre 2025, publiées par la Banque mondiale.