Boudanov : la Russie a accepté les conditions des garanties de sécurité américaines pour l’Ukraine
Lors des précédentes négociations, la partie russe a approuvé les garanties de sécurité proposées à l’Ukraine par les États-Unis, a déclaré Kyrylo Boudanov, chef du Bureau du président ukrainien, lors d’un échange avec les journalistes.
Selon lui, lors des dernières discussions, la délégation russe a explicitement déclaré qu’elle acceptait ces garanties de sécurité offertes par Washington.
« Concernant les garanties de sécurité : lors des négociations précédentes, la partie russe a par exemple dit clairement qu’elle acceptait les garanties de sécurité proposées à l’Ukraine par les États-Unis… Ce que proposent les États-Unis, les Russes le disent ouvertement : oui, nous serons obligés de les accepter, nous sommes prêts à les accepter. Pour l’Ukraine, ce sont nos garanties, et ils devront les respecter », a expliqué Boudanov.
Il a ajouté que les progrès les plus significatifs avaient été réalisés sur la question de la zone démilitarisée.
« En réalité, on peut dire qu’on est parvenus à une conclusion de principe sur le fonctionnement de tout le mécanisme de monitoring une fois la guerre terminée. Sur ce point, il n’y a plus de problèmes particuliers. Ils ont tous été résolus au cours des quelques réunions qui ont eu lieu », a précisé le chef du Bureau présidentiel.
Concernant les questions territoriales, toutes les parties se trouvent encore au stade de la recherche d’un « compromis », a-t-il indiqué.
Comme l’a rapporté Ukrinform, un nouveau cycle de négociations s’est achevé jeudi à Genève. Les travaux se sont déroulés en deux formats : des entretiens bilatéraux avec la partie américaine, puis une rencontre trilatérale associant les États-Unis et la Suisse, a précisé le secrétaire du Conseil de sécurité et de défense nationale, Rustem Oumerov. Les prochaines négociations de paix se tiendront à Abou Dhabi au début du mois de mars.
Ces déclarations de Kyrylo Boudanov interviennent dans un contexte où les pourparlers, menés sous l’égide des États-Unis et avec la participation de tiers comme la Suisse, semblent progresser sur certains aspects techniques (sécurité, monitoring post-conflit), même si les questions territoriales restent au cœur des divergences et nécessitent encore des compromis difficiles.