La victime du viol à Kaharykh a dévoilé les détails de son calvaire : « J’avais mal partout, mais je ne pensais qu’à me cacher ».

La victime du viol à Kaharykh a dévoilé les détails de son calvaire : « J’avais mal partout, mais je ne pensais qu’à me cacher ».

Ukrinform
Dans la nuit du 24 au 25 mai, une jeune femme, originaire de Kaharlykh, petite ville de la région de Kyiv, a porté plainte pour actes de torture contre deux policiers. 

 Nelya Pohrebytska a été tabassée, torturée et violée à plusieurs reprises par Mykola Kuziv et Serhiy Soulima, deux policiers, directement dans les locaux du poste de police.

Un mois après les faits, Nelya Pohrebytska a accordé sa première interview à Ukrainska pravda pour raconter les détails de son calvaire.

« J’ai toujours peur. Je pense que Mykola ou Serhiy va sortir et venir me tuer ou tuer ma famille. Un jour, Mykola m’a dit : je vais sortir et je vais te détruire, ainsi que ta famille. Il m'a menacé de cela quand il était en train de me violer au commissariat. Ma mère a aussi peur », raconte la jeune femme.

Elle se rappelle en détail de ce qui lui est arrivé dans cette nuit de printemps.

« Un soir, je suis passée voir Mykhaylo, mon voisin. Son pote, Igor, originaire du village voisin, a apporté une bouteille de cognac, une bouteille de vodka et des cigarettes. Le lendemain, il y a eu des rumeurs comme quoi quelqu’un avait cambriolé un magasin et que c’était Igor qui l’aurait fait. Alors, Mykhaylo m’a dit que la police voulait m’interroger et que cela ne durerait qu’une quinzaine de minutes. En vérité, j’y ai passé la nuit…..Mykola a été le premier à « m’interroger ». Quand il est entré, il m’a mis un masque à gaz. J’ai commencé à suffoquer. Je me demandais s'il voulait m'étrangler. Mais j’ai réussi à m’échapper. J’ai saigné du nez donc il m’a conduit aux toilettes. Il y avait des gens dans le département et ils ont tout entendu et certains l'ont vu, mais personne ne m'a aidée. Ensuite, nous sommes revenus dans son bureau. Il m’a tiré par les cheveux, m’a donné des coups de poings, m’a brûlé la peau avec son briquet…. », raconte-elle en montrant des traces des brûlures sur sa peau.

« Par la suite, Kuziv a pris mon passeport et depuis je ne l’ai plus revu. Donc, je n’ai plus de passeport et je ne peux pas aller en ville pour faire un examen d'IRM car j’ai souvent mal à la tête. L’autre policier, Serhiy Soulima, est arrivé plus tard dans la nuit.  Il m’a dit : « Je vais te déchirer aujourd'hui, tu seras à moi aujourd'hui ». Et il m'a emmené au bureau où il y avait un canapé et m’a dit « Déshabille-toi ».  Je le suppliais de me laisser partir en disant que ma fille m’attendait seule chez nous. Mais il a insisté…Mykola est parti vers 2 heures du matin. Je suis restée avec Serhiy. Même à 4 heures du matin, Serhiy ne voulait pas me laisser partir, alors que je demandais comme je pouvais, je me suis même mise à genoux devant lui. Je lui disais : « Juste laissez-moi partir, car si Mykola revient, il va me tuer… ». Puis il s'est avéré que Serhiy devait aller travailler, donc il a fini par me laisser partir », explique Nelya.

Aujourd’hui, la jeune femme vit toujours dans son village de Stavy près de Kaharlykh. Elle a toujours peur que ses bourreaux reviennent la torturer. Son avocate, Olena Sotnyk, a réussi à obtenir un bouton d’alarme pour se protéger.

Nelya a également du mal à retrouver un travail. Il n’y a pas d’emplois dans son village.

« Je veux trouver du travail, créer une famille. Et ne plus avoir peur », résume-t-elle.

photo: Ukrainska pravda

eh


Let’s get started read our news at facebook messenger > > > Click here for subscribe

Information importante: toute utilisation ou citation de données ou d’informations sur Internet nécessite la création d’hyperliens vers "ukrinform.fr" accessibles aux moteurs de recherche et situés au niveau du premier paragraphe et pas au-dessous. En outre, l’utilisation de traductions de materiaux des médias étrangers n’est possible qu’à la condition de créer des hyperliens vers le site http://www.ukrinform.fr/ et le site du média étranger. La citation et l’utilisation de materiaux sur les médias off line, les applications mobiles, SmartTV nécessitent une autorisation écrite d’”ukrinform". Les informations comportant la mention "Publicité" et "PR", ainsi que les matériaux situés dans les bandes annonces relèvent du droit de la publicité et le site ukrinform n’est pas responsable de leur contenu.

© 2015-2020 Ukrinform. Tous droits réservés.

La conception de site — Studio «Laconica»

Recherche avancéeMasquer la barre de recherche avancee
Par période:
-