Des chercheurs ont abordé la question de la violence sexuelle dans le Donbass occupé

Des chercheurs ont abordé la question de la violence sexuelle dans le Donbass occupé

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Ukrinform
Le Centre ukrainien des initiatives civiques a constaté les faits de violences sexuelles confirmées commis par les combattants pro-russes à l’égard de 175 personnes.

Cette information a été communiquée par  Volodymyr Chtcherbatchenko, directeur du Centre ukrainien des initiatives civiques lors de la présentation du rapport analytique « Guerre sans règles : la violence sexuelle lié dans le conflit armé à l’est de l’Ukraine », à l’occasion de l’Action « 16 jours sans violence ».

« Dans le cadre de notre étude, nous avons recueilli des informations sur 175 cas de violences sexuelles de la part des combattants pro-russes. Ces chiffres sont issus d'entretiens avec des personnes qui ont subi des violences sexuelles ou qui en ont été les témoins directs », a-t-il déclaré.

Cet étude lancée en 2014 a permis aux chercheurs d'interroger plus de 300 personnes, dont 205 civils (49 femmes et 156 hommes) :

« Nous avons 76 interviews dans lesquelles nos interlocuteurs ont parlé de violences directes. Parmi elles, 61 personnes ont été victimes de violences sexuelles. Pour la plupart, ce sont des personnes qui étaient illégalement détenues dans les prisons séparatistes », a expliqué Chtcherbatchenko.

Selon le directeur du Centre ukrainien des initiatives civiques, la violence était très répandue en 2014 dans les capitales régionales de Donetsk et Lougansk. Certaines personnes interrogées ont nommément indiqué les criminels qui les ont maltraitées psychologiquement et physiquement.  « Nous voulons que ces personnes-là soit traduites en justice ».

Anna Yarovaya, l'une des chercheuse du Centre a précisé que parmi les personnes interrogées,  une femme sur trois a subi des violences sexuelles. Les chercheurs ont notamment enregistré 22 cas de viols, 2 cas de prostitution forcée, 10 cas d’intimidation sexuelle et 2 cas de dommages commis à l'utérus d'une femme enceinte. Un homme sur quatre a été soit victime soit témoin ces mêmes faits.  La violence sexuelle comme mécanisme de torture a été enregistrée dans 18 cas, la menace de la castration dans 8 cas et la tentative de la castration dans 3 cas.

Les violences sexuelles font également partie de l'arsenal des instruments d’intimidation de la population civile dans les territoires occupés, y compris pour des raisons d'opinions politiques, religieuses et d’orientation sexuelle. L'étude a permit d'identifier et d'établir une liste avec les adresses de 30 prisons illégales où des prisonniers de guerre et des civils ont subit ces actes. 

Les chercheurs conseillent à la Rada Suprême de l’Ukraine de ratifier la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention de la violence sexuelle à l’égard des femmes et de ratifier la Convention européenne concernant le remboursement des victimes de ces violences. 

Le rapport, préparé avec le soutien du Centre international « Renaissance », a été rédigé par le Centre ukrainien des initiatives civiques en coopération avec ses partenaires de la Coalition « Justice au nom de la paix dans le Donbass ». Il contient des données sur le nombre de crimes sexuels recensés.  Les défenseurs des droits de l’Homme ont listé les noms des personnes et des unités armées responsables de violences sexuelles dans la zone de conflit.

EH

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