Le groupe "NaviBand", participant à l'Eurovision-2017
La chose la plus importante dans notre numéro c’est la langue biélorusse
21.04.2017 12:23 582

Artem Lukyanenko et Ksenia Zhouk du groupe "NaviBand" sont les participants à l'Eurovision-2017 de la Biélorussie. Ils vont exécuter une chanson «L’histoire de ma vie». C’est pour la première fois qu’à ce concours prestigieux sera exécutée une chanson en langue biélorusse. Les musiciens le considèrent commeun événement historique et en sont très fiers. Ils sont également fier du fait que dans leurs préparatifs à l'Eurovision c’estl'équipe ukrainienne qu’ils aide, équipe qui à l’époque aidait Jamala et Zlata Ognevytch.

Des répétitions à Kyiv et de la deuxième tentative d'attaquer la sélection nationale, d’un rendez-vous avec Jamala et de l’ambiance en matière de relations avec d’autres participants de l'Eurovision, de tout cela, le correspondant d’Ukrinform a parlé avec ceschanteursbiélorusses.

ON SE REPAÎT DE LA CULTURE NATALE ET DES TRADITIONS

- Artem, Ksenia, vous êtes déjà à Kyiv, bien que les répétitions à l'Eurovision 2017 n'avaient pas encore commencé. Qu’est-ce qui vous a amené ici?

Artem: Nous sommes à Kyiv parce que de la préparation de notre numéros'occupe une équipe ukrainienne de professionnels: unchorégraphe, un metteur en scène et un styliste-designer. C’est déjà pour la deuxième fois que nous sommes venus chez vous pour répéter, la première foisc’était il y a un mois. Aussi, nous allons tourner ici quelques petites vidéos. Parce que nous aimons chanter des chansons d'autres payset maintenant essayons une fois par semaine d’enregistrer des chansons, essentiellement c'est du folk, et de les poster sur Internet. Nous avons déjà eu une chanson de la Grèce, nous avons chanté une chanson folkloriqueisraélienne et une chanson arménienne. C'est pourquoi nous avons pas mal de choses à faireici. Mais en premier lieu, c’est, bien sûr, nos répétitions.

- Nous avons lu que "NaviBand" c’est un groupe biélorusse de Minsk qui exécute ses chansons dans le genre indie-pop, folk-rock, indie-rock, indie-folk... Nous vous avons entendu un peu au cours de notre sélection nationale. C'était une très belle chanson. Mais c’était quoi comme genre?

Ksenia: La musique Indie, ça vient du terme anglais «independent music». Elleesttrès populaire ces derniers temps. Honnêtement, nous n'avons pas eu de compréhension claire de quoi jouer, et nous ne sommes pas ceux qui disent: nous allons jouer du rock et c’est tout!..

Artem: Nous aimons entremêler des mélodies populaires dans les motifsplus modernes. Nous en recevons du plaisir, nous nous repaissons de notre culture nataleet des traditions.

- Est-ce que nous parlons des mélodies et des traditions biélorusses?

Artem: Oui. Nous allos chanter en biélorusseet c’est pour la première fois que la langue biélorusse va résonner sur la scène de l'Eurovision. Pour nous il est très important de maintenir notre culture, notre langue. Et dans la chanson que nous allons chanter il y a des airs hey-hey! que les spectateurs pourront chanter avec nous.

Ksenia: En fait, le folklore de beaucoup de peuples, il est très similaire. Parfois nos amis musiciens nous envoyaient, par exemple, certaines chansons folkloriques scandinaves et, comme il s’est avéré, elles étaient si proches du folklore biélorusse... Nous aimons vraiment toutes ces histoires de folk et l'art populaire en général.

ET MÊME APRÈS L'EUROVISION NOUS VOULONS NOUS PRODUIRE EN UKRAINE

- Nous avons lu de très bons commentaires de Jamala relatifs à votre groupe. Elle a noté votre énergie, vos émotions, votre positif. Elle a dit que vous aviez quelque chose qui poussait à vous écouter. C'était littéralement tout à l’heure.

Artem: Oui. C'était il y a quelques jours. Jamala a eu un concert à Vilnius, et un journaliste  d’Euroradio.comde Minsk l’avait interviewé. Nous l’avons reçu, cet interview, de là. Nous avons été agréablement surpris. Merci beaucoup à elle pour ces aimables paroles!

- Jamala a retenu votre chanson pendant notresélection nationale. Vous lui avez alors fait une surprise.

Ksenia: Nous avons traduit en langue biélorusse sa chanson "1944" etl’ont chanté pour elle en signe de gratitude pour ce qu'elle avait apporté l'Eurovision en Ukraine et que nous avions une bonne opportunité de venir dans votre belle ville et de participer à un concours de chant. Elle faisait partie du jury, elle a été très émue etmême touchée jusqu'aux larmes...

Artem: Et nous avons même parlé alors un peu après le concert...

-Qui parmi nos musiciens pendant la sélection nationale ukrainienne vous a plu?

Ksenia: Nous avons beaucoup aimé "O.Torvald" qui a ensuite gagné, ainsi que "Salto nazad", ils sont tous très cools!

Artem: En général, nous nous intéressons beaucoup à la scène ukrainienne, parce que maintenant chez vousil y a beaucoup d'excellents musiciens et votre espace médiatique a incroyablement augmenté. Je veux dire, la culture authentique, celle de variété, la musique rock et folk. Et tout cela se développe dans une très bonne direction. C'est cool! Vos musiciens pour nous, dans une certaine mesure, sont les arbitres des élégances.

-L’un de ces jours, à Minsk aura lieu votre grand concert. Deviendra-t-il une sorte de répétition générale avant l'Eurovision?

Ksenia: C’est ça, le 22 avril aura lieu notre concert. Mais c’est plutôt pour avoir un soutien de la part de nos auditeurs. Nous le considérons comme une détente pour nousparce que nous serons en mesure de disjoncter de la préparation à l'Eurovision. Les concerts, c'est ce qui nous nourrit.

Artem: Pour nous, ilest très important d’aller rejoindre nos gens. Et l'Eurovision sera notre première expérience d’un tel grand show. Nous sommes très heureux et très motivés à y participer. Et puis je rêve pour que cette histoire avec Kyiv se poursuive, afin que nous puissions continuer à venir en Ukraine pour participer aux festivals.

TIKHANOVITCH DISAIT SOUVENT: VOUS AVEZ DA LA FORCE!..

- ...Vos jeunes chanteurs viennent souvent en Ukraine pour participer aux talent-shows, nous les supportons, ils deviennent populaires chez nous. En Ukraine on aimait toujours les musiciens biélorusses. Jaroslav Yevdokimov, "Syabry", "Verassy"... "Pesniary", bon,c’est une histoire particulière, c'est un amour pour la vie, et c’est très décevant que Vladimir Mouliavine a quitté si tôt la vie.

Ksenia: Alexandre Tikhanovitch du groupe "Verassy"a naguèredisparu. C’est aussi une histoire très triste, parce qu'il faisait beaucoup pour l'Eurovision en Biélorussie. En général, il soutenait de nombreux musiciens et nous notamment.

Artem: ...Tikhanovitch s'approchait de tous les artistes qui apparaissaient sur notre scène, leur donnait de bons conseilsetles soutenait. Sont restés les meilleurs souvenirs de lui. Je me souviens, quand nous avons commencé, nous sommes venus à la sélection de l'Eurovision, il disait: vous avez de la force!.. Ensuite, nous avons reçu une sorte de prix national et entendu de lui: eh bien, je vous le disais!..Il était toujourscôte à côte. Lui, il est une légende! Tout le monde a été choqué quand il a disparu...

- Est-ce que la concurrence pendant votre sélection nationale a été forte ou bien vous assez facilement gagné?

Artem: Il y avait de la concurrence, naturellement. Il y avait même de la lutte en finale... Je ne peux dire que nous faisons honnêtement notre travail. L'année dernière, nous avons également été en finale, mais nous n'avons malheureusement pas réussi à participer à ce concours. Peut-être,c'est bien parce que nous avons pu avoir une année trèsactive en matière de concerts et de manifestations.

- Comment est-ce que vous, Artem et Ksénia, vous êtes rencontrés? Racontez-nous de l'histoire de la création de votre groupe.

Artem: C'était ily a quatre ans, tout à fait par hasard. Nous nous sommes rencontrésjuste pour faire une chanson. Tout le monde chez nous en Biélorussie a aimé cette chanson. Nous avons commencé à faire des concerts, les gens ont commencé à venir nous voir. Et maintenant, nous avons déjà tout un groupe, une composition vive de musiciens. Nous faisons des tournées, nous nous produisons, nous gagnons notre vie à chanter nos chansons. C'est-à-dire, cela est devenu notre vie.

- On peut dire que vous êtes populaire en Biélorussie?

Artem: Nous n'aimons pas en parler. Mais oui, les gens nous reconaissent dans la rue...

Ksenia: ...Naturellement, les gens nous reconaissent, parce que maintenant dans notre pays on parle activement de l'Eurovision, il y a partout de la pub "Soutiens les nôtres à l'Eurovision", les gens regardent de près ce qui se passe dans le domaine de la musique. Il y a beaucoup de gens qui nous soutiennent, parce que nous sommes des gens simples. C’est pour la première fois que nous allons chanter en langue biélorusse àce concours. Et pour nous, c'est très important!

"NAVIBAND" N’ENTRE PAS DANS LES DÉTAILS DE LA SITUATION AVEC LA PARTICIPANTE RUSSE

- Et que pouvez-vous dire d’autres participants à l'Eurovision-2017, car vous avez écouté leurs chansons? Qui d'entre eux, selon vous, sontvos concurrents les plus forts?

Artem: C’est une question difficile, parce que nous avons été à la pré-party à Tel-Aviv, à Riga, à Amsterdam et on a fait connaissance avec pas mal de collègues, on a bien dialogué et a fait ami. Et quand tu connais mieux la personne, tu la perçoit différemment... En fait, tous les participantssont les meilleurs dans leurs pays et tous sont fort telentueux. Chacun chante vachement bien, eton connaît déjà leurs chansons. Donc, il est très difficile de répondre. La scène de l'Eurovision nous le dira. En ce moment, nous communiquons avec beaucoup de participants sur internet. On veut se rencontrer en vitesse à Kyiv...

- À Kyiv vont se rencontrer les représentants de 42 pays. Il n’y aura pas de représentant de la Russie. Avez-vous entendu parler de cette situation? Qu’est-ce vous en pensez?

Ksenia: Notre position principale non seulement dans nos efforts créateurs, mais également dans la vie, c’est de ne pas toucher à aucun aspect politique. Franchement, je ne m’y connaît pas du tout, en toutes ces histoires.

- Vous n’entrez pas du tout dans les détails de cette situation?

Artem: Non. Du tout.Etdonc, nous ne pouvons pas la commenter... Il vaut mieux de parler de la musique.

Ksenia: On ne veut pas le faire. Parce que c'estun concours de musique, et nous sommes pour la musique et l’art. C'est tellement triste que quelqu'un tente toujours d’inventer quelque chose autour de ce concours... Et le plus cool, en fait, c’est que, quand on se plonge dans une ambiance avec tous les participants, alors toutes les frontières s’estompent, il n’y a pas de coups de com, de toutes ces histoires, parce que les gens ne s'occupent que de la création. Même les participants eux-mêmes, ils disent toujours: les gars, nous sommes pour la musique! Et c'est tout.

SUR LA SCÈNE DE L'EUROVISION NOUS ALLONS VOLER

- OK. Le 30 avril à Kyiv la Semaine de l'Eurovision sera officiellement inaugurée etles délégations vont commencer à arriver. La vôtrearrive quand?

Artem: Nous arrivons le 1er mai. Le 3 mai, nous aurons la première répétition officielle à Kyiv.

- ...Et, comme votre presse l'écrit, de nouveaux arrangements, de nouvelles images, une nouvelle mise en scène. Y aura-t-il dessurprises?

Artem: Notre arrangement va rester le même. Nous avons juste ajoutéun peu de développement dans la partie finale. Les images seront plus soulignées, de sorte que nous sommes des gens de la nature, et ceci sera mis en évidence par les graphismes. On peut dire sûrementque sur la scène nous seront tous les deux. Il n'y aura pas de super-effets, il y aura une histoire entre nous. On est à l'aise dans nos rôles et en ce que nous faisons sur la scène.

La chose la plus importante qui sera dans notre performance,c’est la relation entre nous et la langue biélorusse! Le plus important, c'est notre chansonet nos yeux pour le spectateur! C'est ce que nous voulons faire parvenir. Tout le reste, ce n’est qu’un accessoire.

Le numéro est fait par le groupe de régiede Jamala et de Zlata Оgnevytch. L'intrigue consiste en ce que nous allons voler. Mais, comment et avec quoi nous allons voler, comment tout ça va se produire, vous verrez pendant notre performance!

- Très bien. Alors, sur la scène de l'Eurovision, vous sortez en deuxième demi-finale, le 11 mai, sous le numéro quatorze. Êtes-vous sûrs de vous, toutestdéjà prêt?

Ksenia: Si tout est prêt, on va le voir le 3 mai. Je pense, le fait que cette équipe forte nous prépare, que c’est déjà pour la deuxième fois que nous sommes arrivés à la répétition, etd’ailleurs aujourd'hui notre chorégraphe Tatiana Ostroverkh nous en a fait un peu d'éloge, alors tout ça nous donne la raison d'être sûrs.

- Je vous souhaite sincèrement plein de succès!

Valentin Pachtchenko, Kyiv

Photo: Yevguène Lioubymov

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