Volodymyr Groysman, Le premier ministre de l'Ukraine
Nous devons vaincre la pauvreté dans notre grand pays de 45 millions d’habitants
06.01.2017 10:51 51
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En face de moi est assis le plus jeune premier ministre de l'Ukraine qui cache diligemment sa fatigue. Volodymyr Groysman est l'un des rares représentants du pouvoir qui peut démontrer son ascension politique progressive, étape par étape: maire - vice-premier ministre - président du parlement,  premier ministre toujours exemplaire (selon les critères de Forbes).

LE GOUVERNEMENT A RÉÉQUILIBRÉ LE BUDGET TOUT EN PENSANT AUX GENS

- Volodymyr Borissovitch, le Budget pour l’année 2017 est qualifié par des experts comme équilibré ce qui est une quasi exception dans notre pratique gouvernementale dequart de siècle. Dans le même temps, certains mécanismes de revenus provoquent de préoccupations: la fameuse confiscation spéciale, la privatisation. Quels sont les mécanismes visant à surmonter ces problèmes et comment, de façon générale, vous évaluez les risques budgétaires?

- Ça fait plus de trois mois que nous avons mené un dialogue avec le milieu d’expert et le parlement ukrainien. Le gouvernement a soumis à l’examen du parlement un budget assez équilibré pour l’année 2017. Il est très structuré, sont très clairement définies les priorités que ce budget implique. Là, il s’agit de notre défense, de l'augmentation deux fois plus du salaire minimum à 3200 hryvnias (environ USD 119). Pour les enseignants,en 2017 on va augmenterleur salaire de 50%, pour les médecins il y aura une augmentation de 30%. Nous allons faire durer le système de  décentralisation et de soutien du complexe agraire, de l’industrie des constructions mécaniques, de la construction de routesde grande envergure. Nous nous attendons à ce que la croissance de l'économie soitvraimentd'environ 3 pour cent.

Mes prévisions sont absolument et raisonnablement optimistes.

- Donc, vous ne voyez pasde risques budgétaires importants en matière de remplissage?

- C'était un travail très dur. Ce n'est pas ça que tu a adopté le budget et c’est fini, non, il faut travailler pour son remplissage. Par exemple, nous nous sommes attaqués à la douane. Oui, il s'en faut de beaucoupencore pour rétablir l'ordre de qualité, mais les premiers pas que nous avons réussi à faire nous ont permis d'obtenir en mois d’août 1 milliard (environ USD 37,0 millions), et puis désormais nous comptons d’obtenirchaque mois 2-2,5 milliards de hryvnias (USD 74,0-92,5 millions) du dépassement des plans pour la partie recettes du budget. En ce qui concerne les risques, par exemple, en matière de confiscation spéciale des biens qui ont été reçus criminellement par le pouvoir précédent... Notez que nous avons prévu une ressource relativement faible: si le montant de la confiscation spéciale fait environ 40 milliards de hryvnias (USD 1,5 milliards), alors  seulement 12 milliards de hryvnias (USD 444 millions) de ce montant nous avons prévu dans le budget en tant que compensation de son déficit. Ce faisant, nous sommes optimistes quant à la perspective de la confiscation spéciale. Le temps passe et le système juridique approche le moment de vérité, c’est pourquoi tous les actifs doivent être retournés à l'endroit où ils ont été volés. Et ils ont été volés du budget, donc ils doivent servir l'État et les gens.

- Avez-vous réussi à faire tomber la situation avec les entreprises d’État-monstres qui, en fait, sont devenus les symboles de la corruption dans un État corrompu? Dans quelle mesure a été justifiéel’invitationdes Varègues étrangers? Aujourd’hui bon nombre d’experts misent sur «Ukrzaliznytsia» (Chemins de fer ukrainiens): est-ce que la mafia de chemins de fer va avaler Monsieur Balczun ou Balczun va vaincre la mafia?

- Je crois que Balczun est un réformateur. Il est une personne honnête qui a pas mal d’expérience en gestion. Il est très difficile pour lui de travailler dans un environnement où l'ancien système résiste, tente de garder son influence ou même de le discréditer. Là, je suis ouvertégalement. Balczun a gagné un concours transparent, il a été sélectionné par une commission indépendante. Je suis prêt à soutenir n'importe quel dirigeant, peu importe, il est de l'Ukraine ou de l’étranger. L'essentiel pour moi est que ces gens soient de professionnels qui ont suffisamment d’expérience nécessaire et soient prêts à travailler pour le gouvernement.

Les entreprises publiques ont toujours été corrompues. Mais aujourd’hui vous pouvez voir que de nombreuses entreprises publiques ne sont plus déficitaires, nous avons réussi à les rendre rentables. On dit, par exemple, que telle ou telle entreprise a plusieurs dizaines de milliards de hryvnias de revenus. Et il vont où, ces revenus? Ils seront dirigés vers le budget d'État et serviront les citoyens ukrainiens. Pourdes salairesaugmentés, pourdesarrérages de pension, pour la construction de routes et beaucoup d'autres choses.

Et pourquoi auparavant ces entreprises étaient déficitaires? Et j'ai une grande question à poser: où étaient tous ces fonds? Ces fonds étaient dans les poches de différentes sortes demagouilleurset de pourris. Nous l’avons éradiqué aujourd'hui, ce phénomène. Une telle approche systématique de la sortie de la crise des entreprises publiques contribuera au développement de l'économie nationale et à l’accumulation des ressources dans le budget. Et l'une des tâches de mon gouvernement  c’est de créer un système équitablede redistribution de ces ressources au nom des gens.

Quel défi est le plus important pour nousaujourd'hui? C’est la lutte contre la pauvreté. Nous devons vaincre la pauvreté dans notre grand pays avec ses 45 millions d’habitants.D'une part, des solutions réformatrices sont nécessaires, de l'autre, nous devons comprendre les sentiments des gens, leurs plus gros problèmes afin de prendre des mesures qui permettront de surmonter ce défi. Le salaire minimum, l'augmentation des revenus de nos éducateurs et des médecins voilà, ce sont déjà nos premier pas.

- Si on parle des sociétés publiques en son entier, alors est-ce qu’il y a un plan de réduction de la présence de l'État dans ces sociétés publiques? Est-ce que vous voyez le sens dans leur privatisation?

-Oui. Je vois le sens. En effet, nous allons privatiser beaucoup de petites et moyennes entreprises pour qu'elles travaillent pour l'État et ne soient pas exploitées par quelqu’un. Mais il y a également d'importantes entreprises publiques, par exemple, «Ukrgazvydobouvannia» (société d’extraction du gaz) qui,à ma conviction profonde, doivent être publiques. Pourquoi? C’est uneentreprise stratégiquement importante pour larécupération de gazdans le pays et maintenant nous avons mis le cap sur l’extraction de notre propre gaz. Alors, pourquoi acheter ce gaz à l'étranger en devise si chère? Cela affaiblit, entre autres, notre économie nationale. Notre ligne stratégique consiste en possibilité de consommer moins de gaz avec le chauffage de qualité et d’extraire plus de gaz ukrainien.

L'Ukraine autrefois rédusait en permanence l’extraction du gaz. Je pense que cela a été fait intentionnellement. Ont été créées toutes les conditions pour que l’extraction du gaz par l’État baisse. Aux gazies ukrainiens on a serré la vis, afin qu'ils ne puissent pas se développer, mais en même temps de plus en plus se formaient des conditions de la dépendance juridique eténergétique de la Russie. C'était une sorte de vente à long terme de notre souveraineté à la Fédération de Russie, une politique intentionnelle de l'ancien gouvernement. Nous avons rompu cela. Notre tâche c’est de développer notre propre extraction du gaz, et ce par une société publique, de réduire les achats d'énergie à l'étranger. Nous pouvons déjà prévoir que d'ici 2017 nous aurons plus d’extraction de notre propre gaz. Je m'en réjouis, donc cela signifie que nous sommes sur la bonne voie. Et l’année prochaine nous allons ajouter à un niveau d’extraction du gaz que nous avons aujourd'hui encore quelque 500 millions de mètres cubes de gaz.

Et si l’on prend en considération qu'en parallèle, nous commençons finalement à mettre en œuvredes mesures importantes d'économie d'énergie, tout en réduisant la consommation d'énergie, alors nous allons avoir, en fait, un équilibre d'extraction desproduits énergétiques et de la consommation. Et ça, c'est une indépendance énergétique, c'est un développement de l'économie, c'est une compétitivité de notre pays sur les marchés internationaux, en d'autres termes, ce qui, à moyen terme, va nous donner un très bon résultat.

- Vous avez mentionné une perspective à moyen terme. Comment exhaustivement pour le pays est décrite cette perspectivedans un plan jusqu’à 2020 qui a été soumis récemment par le gouvernement?

- Oui, à la veille du Nouvel An j'ai présenté un plan d'action à moyen terme jusqu’à 2020. C’est un document distinct et bien structuré qui définit les priorités suivantes: le développement économique avec une série de mesures avec lesquelles nous allons l’assurer, la bonne gouvernance, la primauté du droit, la sécurité et la défense, c'est ce qui  intéresse les gensaujourd'hui. Et enfin, la priorité la plus importante c’est le développement du capital humain. Cinq priorités très précises avec destâchesspécifiques. En d'autres mots, toutes ces choses qui vont nous permettre à moyen terme d'obtenir un résultat.

Au total, les citoyens ukrainiens attendent de nous une vision claire et nette où nous ensommes, où nous allons et quel est notre avenir. Nous leur donnons cette réponse, en offrant notre stratégie. C'est un document assez inclusif. Nous avons travaillé avec les ministères, avec les experts des ministères. Et maintenant nous avons soumisce plan à un débat public pour une période d’un mois. Nous voulons que ce soit un document commun, rédigépar des experts compétents, par la société et par le gouvernement. Dans ce cas, ce document sera condamné à réussir, parce que tous seront solidarisés par l'idée de sa mise en œuvre.

Cela doitêtrequalitativement différent de la situation où chacun essaie de bricoler son propre programme qui par la suitene sera jamais réalisé. Nous disons que c'est un plan réel et surtout un plan d'action: ce que nous devons faire, comment nous allons avancer, comment l'exécuter.

Ce faisant, nous ne voyons pas ce programme détaché des tâches opérationnelles. Chaque jour nous combinons deux directions : la gestion opérationnelle et stratégique. Je dis toujours que le critère le plus convaincant, c'est quand tu sors dans la rue et tu peux regarder les gens dans les yeux. Moi, j’essaie de tout faire pour que notre équipe ne rougisse jamais de ses actes.

- Peut-être, la question la plus douloureuse de l'année passée c’est celle des tarifs. Beaucoup de politiciens ont même prophétisé le troisième Maïdan en raison de la hausse des tarifs. Est-ce qu’on a réussi à sortir de cette situation, quel estle taux de paiement de ces services aujourd'hui, quelles conclusions peut-on faire et qu’est-ce que les ukrainiens doivent attendre l'année prochaine?

- Nous avons détruit, je tiens à souligner cela, nous avons détruit le plus grand schéma de corruptiondans le pays qui fonctionnait pendant des décennies. Et sur lequel on a gagné d'énormes ressources, surtout ceux qui ont dirigé ces schémas. Est-ce que quelqu'un peut dire qu’il est un kamikaze? Alors pourquoi nous nous sommes désidés à faire ça? Parce que nous sommes au courant des mécanismes concrets de fonctionnement de CELA et OÙ se trouvent les superbénéfices.

Quand tu vois qu’on te pille, alors tu n’a que deux options: soit tu aides à piller, soit tu l’arrêtes. Je crois que ma missionc’est de l’arrêter. J'ai arrêté le pillage. C'est primo. Secondo, nous avons arrêté non seulement le pillage, nous avons clairement défini notre stratégie visant à l’indépendance énergétique et ont commencé à réaliser cette indépendance énergétique. Nous sommes en train de résoudre des problèmes qui permettent aujourd’hui de constater que d’ici trois-quatre-cinq ans l'Ukraine deviendra énergétiquement indépendante. C'est une énorme contribution à notre économie, à notre stabilité. Une contribution colossale. J'ai vu récemment une analytique qui dit: si nous extrayions notre propre gaz en Ukraine et ne l’achetions pas pour la devise, alors le dollar coûteraitaujourd'hui, avec tous les problèmes que nous avons, pas plus de 18,5 hryvnias (aujourd'hui la paritéhryvnia /dollar est d'environ 27hryvnias). Imaginez-vous le niveau d'influence de ce facteur sur l'économie?

Maintenant, au sujet de compensateurs. En fait, je comprends parfaitement ce que nous faisons. Il faut protéger ceux qui n'ont pas de hauts revenus. Pourquoi dois-je protéger des politiciens ukrainiens, leurs piscines de 25 mètres, leurs grandes maisons privées qui sont chauffées au gaz? Est-ce qu’ils doivent, eux aussi, acheter du gaz de bon marché? Et pour ce gaz tout le pays va payer un supplément? Non, plus jamais. C’est pourquoi, nous avons un prix de la paritéd'origine étrangère qui est déjà introduit et il est limite. D'autre part, chaque famille ukrainienne qui a un faible revenu a le droit d'obtenirune remisespéciale personnelle qui s’appelle la subvention.

Et si maintenat nous parlons de l'effet de ce que nous avons fait, des fonds que notre pays a réussi à économiser grâce à l'élimination desanciens schémas de corruption, alors je pense que c'est au niveau de quelque140 milliards de hryvnias (USD 5,2 milliards).

JE VEUX D’ABORD VOIR QUEL SERA LE MARCHÉ FONCIER, ET ENSUITE L'OUVRIR

- Allez-vous chercher des arguments pour convaincre le parlement de voter l'ouverture du marché des terres agricoles?

 -On parle beaucoup au sujet du marché foncier, faut-il l’ouvrir ou non. C'est une question à discuter. On va en parler, je suis prêt. Mais est-ce que quelqu'un nous a expliqué quel devrait être le marché foncier? Non, personne ne l'a expliqué. Alors, il faut tout d'abord trouver un modèle, ensuite le discuterlargement avec lescitoyens ukrainiens, avec des propriétaires de parts, et puis on va prendre une solution cohérente. Voici la ligne de mes pensées. Si quelqu'un veut lever le moratoire, acheter en trois mois toutes les terres dans le pays, alors je suis catégoriquement contre. Ce n’est pas le cas. Et tant que je suis premier ministre, je ne vais pas permettre de le faire. C'est une question très sensible, il faut la discuter de tous les côtés. Nous avons discuté pendant trois mois le budget 2017. Et là, c’est un problème fondamental, c’est le destin des terres ukrainiennes. Donc, il faut en parler d’une manière maximum ouverte, consulter, comprendre, expliquer et  prendre ensuite une décision raisonnable.

- Faut-il comprendre vos paroles comme une volonté du gouvernement d'initier et de travailler sérieusement sur la loi relative au marché foncier?

- Absolument. Nous sommes en train de travailler maintenant, nous allons trouver un modèle, puis nous allons le soumettre à la discussion publique et prendre une décision équilibrée.

LA PRIVATISATION  DE «PRIVAT»  EST UN ACTE FORCÉ, MAIS HONNÊTE

- La nationalisation de «Privatbank» a touché presque la moitié de la population de l'Ukraine. Les institutions financières européennes se sont félicitées de cette décision, certains politiciens ukrainiens l’ont appelé «le pillage du peuple ukrainien» parce que pour le maintien de la banque il faudra pas mal de fonds budgétaires. Comment évaluez-vous cette décision? Qu’est-ce qu’ont montré les premières semaines après la nationalisation de la banque?

- Nous nous sommes décidés à faire cet acte, forcé mais honnête envers les citoyens ukrainiens. Je ne veux pas faire des estimations politiques. Qu’est-ce qu’il a été important pour moi en tant que chef du gouvernement? Une seule chose, c’est-à-dire vingt millions de personnes. C’est tout. Vingt millions de personnes qui ont dans cette banque des factures, de fonds, des cartes de crédit, etc. Je me suis laissé guider par une seule idée de protéger ces personnes. Qu'avons-nous fait? Nous avons pris la décision sur le transfert de cette banque à la propriété d'État, nous l’avons capitalisé supplémentairement. Nous venons de désignerune équipe de gestion. Je crois qu’Alexandre Chlapak, ancien ministre des finances, est une personne compétente, professionnelle et responsable. Id est, aujourd'hui la banque du point de vue de la gestion se trouve dans de bonnes mains, avec une intelligence et expérience bien solide. La banque s’est stabilisée, la situation est normale. La loi garantit aujourd'hui la restitution des dépôts pour les particuliers-déposants de la banque. L’administration de la banque n’aqu’une seule tâche qui consiste à développer la banque et la rendre plus efficace. Et cela me satisfait pleinement.

L'ARMÉE UKRAINIENNE EST RANIMÉE

- Une question sur la défense. Avec la victoire de Trump il y a une sorte de craintes que l'Ukraine aura des moments difficiles, que nous n’allons pas avoir des «Javelins»convoités, ainsi que bien d'autres choses. Qu’est-ce que l'Ukraine doit faire pour avoir suffisamment de capacités défensives dans les conditions de guerre?

- Je pense que tout le monde voit que l'armée ukrainienne renaît. J'ai travaillé dans le gouvernement en 2014 en tant que vice-premier ministre et j'ai vu dans quel état était notre armée. Quand il a fallu trouver dans nos réserves de matériels militaires afin d’être en état de préparation au combat, c'était terrible. Tout était intenable. Et maintenant, l’armée est rétablie. En fait, l'essentiel dans l'armée ce n'est pas les chars blindés, l’essentiel c'est l’homme armé. Nos soldats, ils sont vraiment courageux, je rencontre des gars, je vois en eux une vraie force, une puissance et un esprit. Dans quelle mesure ils sont forts et patriotiques, c'est une immense source d'inspiration. Notre tâche prioritaire du gouvernement, et elle figure d’ailleur dans les priorités du programme d'actions du gouvernement, c'est la défense et la sécurité tant extérieure, qu’à l’intérieur. Et nous allons tout faire pour que l'armée soit aisée. Pour que notre soldat ait un bon salaire, un équipement normal, des armes normales, car les armes de haute technologie  décidentbeaucoup aujourd'hui. C'est le processus, mais nous avons déjà beaucoup passédans ce sens.

- Quelle est la situation avec les investissements dans le pays? À quelles perspectives l'Ukraine peut s’attendre en 2017?

- Nous avons une croissance des capitaux d’investissement dans le pays, mais je crois que nous avons ici un énormechamp d'action. C’est pourquoi nous avons mis sur les rails un bureau d'accompagnement des investissements qui déploiemaintenant une granade activité. La tâche de notre gouvernement c’est que chaque hryvnia qui est investi dans l'économie de l'Ukraine, chaque dollar ou chaque euro doivent être réussis. Celui qui veut investir, il doit savoir qu’ici c’est sûr et confortable pour lui, mais nous voulons voir de nouveaux emplois, de nouveaux produits, des salaires pour les gens, des impôts pour l'État. Et nous sommes en train de créer activement des mécanismes pour cela.

Et là, il y a trois questions à cet égard. La première, c'est les investissements et le soutien du processus d'investissement. La seconde, c'est la renaissance de l'industrie ukrainienne et je m'en occupe substantiellement aujourd'hui. Afin de créer un produitukrainien nous avons besoin de créer dans notre paysuneindustrie de transformation. Nous ne pouvons pas être une sorte d’appendice de matières premières, quand on sème, on récolte, et on venddu blé. Ou quand on écrète du bois  et puis on l’exporte. C'est une scierie. Et nous ne sommes pas un pays scierie. Nous sommes un pays qui peut développer des produits de qualité, c'est pourquoi la profondeur de recyclage est très importante. Parce que la profondeur de la transformation c’est des emplois. Et les emplois c'est le développement de l'économie et ainsi de suite. Et la troisième position c’est la conquête de nouveaux marchés. C'est pourquoi nous avons une stratégie d'exportation. C'est très difficile. Dans ce travail nous comptons notamment surnotre Ministère des affaires étrangères. Nous avons augmenté le financement de nos missions diplomatiques à l'étranger et cela doit mettre nos missions à l’étranger en état de représenter proprement notre produit ukrainiensur les marchés internationaux. Voici ces trois composantes de défis qui se posent devant nous. Eh, bien entendu, l'amélioration du climat des affaires dans le pays.

Interview est pris par Alexandre Kharchenko, Kyiv

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