Stephan Poltorak, ministre de la Défense de l’Ukraine
Notre vision de la mission de paix dans le Donbass est soutenue dans le monde entier.
21.11.2017 12:12 150

En dépit des efforts diplomatiques et du système des institutions internationales élaboré après la Seconde guerre mondiale, le monde devient de plus en plus conflictuel. C’est la raison pour laquelle le rôle des Casques Bleus de l’ONU est très important dans le maintien de l’ordre mondial. Le problème de leur adaptation aux défis actuels a été discuté lors d’une Conférence des ministres de la Défense sur le maintien de la Paix de l’ONU qui s’est déroulée à Vancouver au Canada la semaine dernière.

Stephan Poltorak, ministre de la Défense de l’Ukraine, figurait parmi les participants. Ukrinform lui a demandé de résumer la conférence et de parler des progrès de l’Ukraine dans l’élaboration de sa vision d’une mission de paix dans le monde.

- Les chefs des institutions militaires du monde entier se sont réunis à Vancouver ces derniers jours. Pourriez-vous nous faire part de vos impressions sur la conférence? Comment pourriez-vous évaluer globalement cet événement?

- Il s’agit sans aucun doute d’un événement marquant de cette année. 40 ministres de la Défense et les représentants de 79 pays y ont participé. Au cours de ces 2 jours, l’Ukraine a été au cœur des discussions sur les plateformes officielles et lors des rencontres non-officielles. Cette conférence était une belle occasion de faire entendre au monde entier la position de l’Ukraine concernant la mission de paix éventuelle dans le Donbass. Je pense que cette conférence a été une véritable réussite pour notre État.

- Est-ce que vous avez eu une occasion de discuter en tête-à-tête avec certains participants?

- J’ai eu des entretiens bilatéraux très fructueux avec les ministres de la Défense du Canada, de la Lituanie, de l’Estonie, de la Suède, de la Finlande, des Pays-Bas, de la Norvège, du Portugal et du Brésil. Cela a été une possibilité très précieuse pour discuter de nos relations de partenariat. J’ai parlé à mes collègues de la situation dans le Donbass et nous avons déjà prévu des démarches à faire pour améliorer notre coopération. Et nous avons aussi des projets d’élargissement de la coopération avec les pays scandinaves.

Фото: Владимир Тарасов, Укринформ

- Lors de son intervention à la conférence, Justin Trudeau n’a pris aucun nouvel engagement concernant la participation des Canadiens aux missions de paix. Cela veut-il dire que la participation du Canada à une éventuelle mission de paix en Ukraine est exclue?

- Lors de chaque entretien avec les ministres de la Défense étrangers, j’ai parlé de notre position concernant le déploiement de la mission de paix à l’est de l’Ukraine. Tous les pays sans exception, y compris le Canada, nous ont soutenus. Mais, pour le moment, il est trop tôt pour préciser qui présidera cette mission et qui y participera. Aujourd’hui, il faut prendre la décision essentielle concernant le déploiement même de cette mission.

Je tiens à souligner qu’il s’agit précisément de la proposition de l’Ukraine, qui est très différente de celle de la Russie. Et notre vision de la mission de paix dans le Donbass est soutenue dans le monde entier.

L’Ukraine a prouvé qu’elle remplissait toujours ses engagements. Même actuellement, plus de 400 Ukrainiens participent à des missions de paix dans le monde entier.

- Quelles autres questions vos interlocuteurs vous ont-ils posées?

-Nos collègues étaient intéressés par tout ce qui se passe en Ukraine aujourd’hui: les réformes, la situation globale dans le pays et à l’est, la réaction des Ukrainiens sur les événements d’aujourd’hui. Globalement, tout le monde a évalué positivement les changements qui ont lieu actuellement en Ukraine.

-Le Canada aide activement l’Ukraine en général et les Forces armées ukrainiennes, en particulier à réaliser les réformes. Est-ce que les Canadiens sont satisfaits aussi des progrès réalisés par notre État ?

Lors de cette conférence, j’ai pu discuter avec Harjit Sajjan, ministre de la Défense du Canada et Chrystia Freeland, ministre des Affaires Étrangères. Je n’ai pas vraiment entendu de remarques critiques, ils sont plutôt contents du rythme des changements qui se déroulent en Ukraine, de la coopération entre nos deux États et pas seulement dans le domaine de la défense, mais aussi dans les autres.

Maxime Nalivayko, Vancouver.

Photo: Volodymyr Tarasov, Ukrinform.

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