L'Ukraine célèbre le jour de la résistance face à l'Occupation russe de la Crimée

L'Ukraine célèbre le jour de la résistance face à l'Occupation russe de la Crimée

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Ukrinform
Il y a quatre ans, le 26 février 2014, un rassemblement de plusieurs milliers de militants pro-ukrainiens et de Tatars de Crimée en soutien de l'intégrité territoriale de l'Ukraine avait lieu à Simferopol.

En face, l'homme de main des occupants russes, Sergei Aksyonov, organisait un rassemblement du parti de l'Union russe. Les affrontements allaient  engendrer la mort de deux personnes et plusieurs dizaines de blessés. Après l'annexion illégale de la Crimée, la commission d'enquête russe a intenté une action pénale contre les affrontements (le «cas du 26 février») et organisé un procès politique contre plusieurs activistes tatars dont  Akhtem Chiygoz, Mustafa Degermendzhi, Ali Asanov et d'autres Criméens.

Dès le lendemain, le 27 février, les forces spéciales de la Direction principale des renseignements de la Fédération de Russie occupaient les locaux de la Verkhovna Rada [le Parlement]et du Conseil des ministres de Crimée et forçait les membres de la première à annoncer la tenue d'un référendum sur l'adhésion de la Crimée à la Russie, prévu originellement pour le 25 mai, mais finalement anticipé au 16 mars.

Au cours des jours suivants, les rues des villes et des routes principales de la péninsule étaient patrouillées par des troupes russes. Ceux que les médias appelleront les «hommes verts» (des soldats professionnels vêtus d’uniformes de combat russes et portant des armes russes mais sans insigne d'identification) saisissaient les bâtiments administratifs, assiégeaient les garnisons des forces armées ukrainiennes, les ports maritimes et les aéroports. Les dirigeants de la Russie ont plusieurs fois déclaré que ces personnes armées n'étaient pas des militaires russes avant d’admettre, après l’organisation du faux «référendum sur le statut de la Crimée» et l’annexion de la péninsule les Russes que ces «hommes verts» étaient des soldats des forces armées de la Fédération de Russie.

Le 1er mars 2014, le Conseil de la Fédération de Russie soutenait la demande du Président Poutine d'autoriser l'utilisation des forces armées russes sur le territoire de l'Ukraine avant que le Conseil de sécurité nationale et de défense de l'Ukraine, en réponse, n’ordonne aux forces armées de l'Ukraine de se rendre pleinement opérationnelles en réponse à l'agression russe.

Les organisations internationales refusent de reconnaître l'occupation et l'annexion de la péninsule de Crimée comme légale et ont toujours condamné les actions de la Russie. Trois résolutions de l'ONU sur la Crimée ont été adoptées depuis ces événements et un certain nombre de pays occidentaux ont introduit des sanctions économiques contre la Russie.

Quatre années se sont écoulées et la situation sur la péninsule ukrainienne annexée reste tendue. La puissance occupante a choisi l'intimidation et la terreur pour mettre au pas la population locale. Les activités des Mejlis du peuple tatar de Crimée sont actuellement interdites en Crimée., la répression, des oéprations de fuille arbitraires dans les habitations et des détentions illégales ont lieu régulièrement. Le pays agresseur ignore cyniquement les droits de l'Homme, les libertés fondamentales et le droit international.

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