Stanyslav Klykh déclare la grève de la faim

Stanyslav Klykh déclare la grève de la faim

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Ukrinform
Stanyslav Klyck, un des otages ukrainiens du Kremlin, a annoncé à son tour une grève de la faim.

Cette information a été annoncée par Iryna Herachtchenko, première adjointe du président de la Verkhovna Rada de l’Ukraine, après la rencontre que Petro Porochenko, président de l’Ukraine, avait eu avec les proches des prisonniers politiques.

" Cela a été une rencontre très sincère et très dure aussi, car l’histoire de chaque prisonnier est d’une immense tristesse. La maman de Stanyslav Klykh a dit qu’hier l’avocat de son fils lui avait annoncé que Stanyslav avait déclaré une grève de la faim, lui aussi. La maman d’Olexandre Koltchenko a raconté que son fils a eu la permission de téléphoner, qu’il s’est plaint de sa santé et a beaucoup maigri. La sœur d’Oleg Sentsov s’adresse à toutes les organisations internationales pour qu’elles mettent la pression sur le Kremlin ", a-t-elle écrit sur sa page Facebook.

Pour information : Stanislav Klykh et Mykola Karpyuk sont deux citoyens ukrainiens arrêtés en Russie, respectivement en août et en mars 2014, et condamnés à 20 ans de prison par les instances judiciaires de la Fédération de Russie après un simulacre de procès.

Si l'implication de Karpyuk dans deux organisations nationalistes est vérifiée, celle de Klykh est plus qu'éphémère. Le premier a été le bras droit du commandant de Pravy sektor et membre de l'ancienne Assemblée nationale ukrainienne (UNA UNSO). Il est accusé d'avoir créer et dirigé un groupe appelé «Viking». Klykh, qui a également été brièvement membre de l'UNA-UNSO alors qu'il était à l'université, est supposé y avoir participé.

Pourtant, les deux hommes ont été condamnés pour leur supposée participation aux combats contre les forces fédérales russes en Tchétchénie durant la première guerre éponyme, en 1994 – 1995, et pour avoir contribué à la mort de 30 soldats. Aucun des deux ne s'y est pourtant rendu et leurs défenses ont prouvé à de nombreuses reprises les incohérences temporelles de l'enquête, qui s'est majoritairement basé sur des « aveux » extorqués au cours des 18 mois de détention au secret de Karpyuk et des 10 moisde Klykh.

Ces aveux ont pourtant été rétractés dès que les citoyens ukrainiens ont été autorisés à voir des avocats, qui ont par la suite transmis à la communauté internationale leurs témoignages de tortures et de mauvais traitements. Une procédure est d'ailleurs actuellement en cours auprès de la Cour européenne des droits de l'Homme.

EH

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