Volodymyr Zelensky identifie les risques majeurs pour l'Ukraine liés au conflit au Proche-Orient
« Certains signaux provenant des États-Unis, tant publics que confidentiels, sont préoccupants : ils évoquent la poursuite de cette opération militaire et indiquent que, de ce fait, ils compteront sur des systèmes de défense antiaérienne supplémentaires pour eux-mêmes et leurs alliés. Ils examineront également de près les capacités de production de leurs missiles PAC-2 et PAC-3, les intercepteurs pour les systèmes Patriot. L'inquiétude est donc qu'en cas de guerre prolongée, l'Amérique puisse réduire les livraisons de défense antiaérienne et de missiles pour l'Ukraine », a-t-il détaillé.
Volodymyr Zelensky a par ailleurs souligné que l'Europe et le reste du monde traversaient actuellement une crise énergétique due à la hausse des cours du pétrole. « Il est également clair que l'importation de produits pétroliers est réduite ou totalement bloquée en raison des combats. Cela influence déjà les prix mondiaux de l'énergie. C'est un défi, et je pense que tous les pays vont y travailler », a noté Volodymyr Zelensky, ajoutant que la crise énergétique en Ukraine est avant tout liée à la guerre menée par la Russie.
Le président a également abordé le rôle de Téhéran, notant que si le régime iranien fournissait auparavant des armes à la Russie, cette inquiétude immédiate s'est légèrement atténuée car « l'Iran est peu susceptible d'être en mesure de transférer quoi que ce soit à la Russie en ce moment ». Toutefois, il a rappelé qu'entre-temps, « ils ont transmis des licences, et aujourd'hui, grâce à ces licences iraniennes, la Russie produit elle-même les missiles et les drones correspondants ».
Auparavant, Volodymyr Zelensky avait souligné l'importance de saisir correctement l'opportunité de changement pour l'Iran. Pour rappel, le 28 février, les États-Unis et Israël ont mené des frappes conjointes contre des cibles du régime en Iran. En représailles, l'Iran a attaqué des bases américaines au Koweït, aux Émirats arabes unis, au Qatar, à Bahreïn et en Jordanie. Peu après, l'agence de presse IRNA a confirmé le décès du Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, survenu au matin du 28 février.
Photo : Présidence ukrainienne