Depuis le début de l’annexion, 11 Tatars de Crimée ont été tués

Depuis le début de l’annexion, 11 Tatars de Crimée ont été tués

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Ukrinform
Depuis le début de l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014, 11 Tatars de Crimée ont été tués, 15 ont disparu et 40 sont emprisonnés.  

Gayana Yuksel, redactrice en chef de l’agence d’information «Les infos de la Crimée» l’a déclaré lors d’une conférence de presse.

«Après 3 ans de l’occupation, la statistique est telle : 11 personnes ont été tuées, 15 personnes ont disparues, on sait rien de ce qui leur est arrivé. Encore 40 personnes sont emprisonnées », a-t-elle précisé.

La journaliste a souligné que le régime d’occupation a engagé plusieurs poursuites pénales contre les Tatars de Crimée. Les affaires les plus importantes sont «L’affaire du 3 mai », «L’affaire du 26 février », «L’affaire de Hizb ut-Tahrir », ainsi que l’interdiction du Medjlis des Tatars de Crimée.

La situation avec les droits de l’Homme n’arrête pas de s’empirer en Crimée. Les Tatars de Crimée sont toujours poursuivis pour leur protestation pacifique contre l’occupation de la péninsule par la Russie. Ils sont harcelés, emprisonnés, poursuivis en justice pour leurs opinions, pour leurs actes quand ils protestent contre l’occupation.

Le régime d’occupation poursuivit aussi des Ukrainiens. Ainsi, la semaine dernière, le FSB a interrogé des activistes du Centre culturel ukrainien.

Ukrinform a déjà publié les propos de Moustafa Djemilev, leader des Tatars de Crimée qui avait déclaré:  «Environ 20 000 Tatars de Crimée ont déjà quitté la Crimée, car les occupants créent délibérément toutes sortes de conditions pour les obliger à partir. Quand on leur demande de rester, ils répondent : «vous ne pouvez pas nous garantir que notre fils ne sera pas tué demain », et, là, nous n’avons plus rien à répondre ».

Depuis le début de l’annexion de la Crimée en mars 2014 par la Russie, les défenseurs des droits de l’Homme attirent l’attention de la communauté mondiale sur la situation alarmante sur le territoire de la péninsule.

C’est ainsi, Tanya Cooper, représentante de l’organisation internationale de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch a déclaré : «Humain Rights Watch travaille en Crimée et surveille attentivement la situation sur la péninsule. Nous avons constaté que depuis que la Russie avait pris le contrôle sous la Crimée, la situation avec les droits de l’Homme s’est aggravée de manière significative. L’année dernière, nous n’avons pas pu nous rendre en Crimée, mais nous continuons de suivre de près la situation et nous pouvons à nouveau constater que la Russie continue  la persécution des Tatars de Crimée pour leur protestation pacifique contre l'occupation de la Crimée. Ils sont victimes de harcèlement, de détention, de poursuites  quand ils remettent en cause l'occupation et donc, ils sont accusés de «violation de l'intégrité territoriale de la Russie ».

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