Stanislav Asseev, journaliste ukrainien, détenu par les séparatistes, pourrait être « condamné » à 20 ans de prison

Stanislav Asseev, journaliste ukrainien, détenu par les séparatistes, pourrait être « condamné » à 20 ans de prison

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Ukrinform
Stanislav Asseev, journaliste ukrainien, maintenu en détention dans une prison de l'auto-proclamée République populaire de Donetsk, pourrait être « condamné » à 20 ans de prison. L’ONG Reporters sans frontières (RSF) appelle à sa libération immédiate.

Cette déclaration a été publiée sur le site de l’organisation.

« Les rares nouvelles qui nous parviennent de Stanislav Asseïev sont, à chaque fois, plus inquiétantes. Les séparatistes semblent s’acharner sur ce journaliste qui a osé défier leur blocus de l’information pour raconter au reste du pays le quotidien à Donetsk. Nous appelons toutes les parties prenantes à redoubler d’efforts pour obtenir sa libération rapide », déclare Johann Bihr, responsable du bureau Europe de l’Est et Asie centrale de RSF.

« Après plus d’un an de détention arbitraire, les « autorités »  autoproclamées de Donetsk semblent vouloir donner un vernis de légalité à l’emprisonnement de Stanislav Asseïev. Bien que le journaliste ukrainien ne soit toujours pas formellement inculpé, les séparatistes publient depuis la mi-juillet ce qu’ils présentent comme des extraits de son journal, pour mieux accréditer l’idée qu’il ne s’agit que d’un espion. Ces « révélations » ne convainquent pas grand monde et un proche du journaliste, Egor Firsov, a d’ailleurs assuré être en possession du véritable journal de Stanislav Asseïev, dont il a posté des photos sur les réseaux sociaux. Il affirme également que les séparatistes tentent d’extorquer des aveux au journaliste en le menaçant d’arrêter sa mère. L’accusation « d’espionnage » est passible de vingt ans de prison à Donetsk, voire de la peine de mort en temps de guerre », peut-on lire dans la déclaration de RSF.

L’organisation rappelle que « depuis la prise de pouvoir des séparatistes soutenus par la Russie, au printemps 2014, la « République populaire de Donetsk » (« DNR ») et la « République populaire de Lougansk » (« LNR ») sont devenues de véritables trous noirs de l’information. Les derniers journalistes critiques y ont été réduits à la clandestinité et les observateurs étrangers se font rares. La Crimée a également été purgée de ses journalistes et médias critiques depuis l’annexion russe en 2014 ». Mais les auteurs de la déclaration soulignent également le reste de l’Ukraine occupe la 101e place sur 180 au Classement mondial de la liberté de la presse publié par RSF en 2018.

Lire aussi : Harlem Désir insiste sur la libération du journaliste Asseev, détenu par les séparatistes

EH

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