L’armée russe durcit la répression contre les civils ukrainiens dans les territoires occupés de la région de Zaporijjia
Dans les localités temporairement occupées de Vasylivka et Kamyanske, dans la région de Zaporijjia, les militaires russes intensifient les perquisitions : ils saisissent les téléphones des civils et procèdent à des détentions illégales dès qu’ils détectent des applications ukrainiennes, rapporte le mouvement partisan ATECH sur Telegram.
« Les agents d’ATECH infiltrés dans les forces armées russes constatent un durcissement marqué de la répression à Vasylivka et Kamyanske. Dans la zone du 1152e régiment de fusiliers motorisés, le commandement a donné l’ordre de mener des « mesures préventives » particulièrement dures contre la population civile », indique le mouvement.
Au lieu de slogans idéologiques, la nouvelle doctrine est celle de la « liquidation préventive des menaces », qui donne carte blanche aux militaires pour agir contre les civils sans restriction. Le commandement russe martèle que plus aucun habitant loyal ne subsiste dans ces villages proches du front : tout contact avec la population doit donc commencer par une fouille et une vérification de liens avec les Forces de défense ukrainiennes.
À Kamyanske, les militaires russes, appuyés par le poste de commandement militaire d’occupation, effectuent des raids systématiques dans les caves et les maisons privées, saisissant tout équipement et téléphone portable.
« Les gens sont emmenés pour des « entretiens » uniquement parce qu’ils ont des applications ukrainiennes sur leurs portables. Ces détentions se terminent souvent par un pillage pur et simple des biens, présenté dans les rapports officiels comme la « saisie de moyens pour activités de sabotage » », précisent les partisans.
ATECH ajoute qu’il recense les noms des officiers qui établissent les listes de « citoyens peu fiables », ainsi que ceux des exécutants impliqués dans les enlèvements.