La Russie a commis 901 crimes contre les journalistes et les médias ukrainiens depuis le début de l'invasion
L’Institut ukrainien des mass médias (IMI) rapporte que la Russie a perpétré cinq nouveaux crimes contre la presse et les journalistes ukrainiens au cours du dernier mois.
Entre le 24 février et le 24 mars 2026, l’organisme a recensé des tentatives de meurtre, des bombardements de tours de télévision ainsi que des cyberattaques visant des infrastructures de communication.
L'invasion a coûté la vie à Volodymyr Fomitchenko-Zakoutskyï, ancien directeur marketing de Zaborona Media, tué sur le champ de bataille en mars 2026. Par ailleurs, une équipe de tournage de Souspilne Dnipro a échappé de peu à une tentative d'assassinat. Un détecteur de drones a permis aux journalistes d'éviter l'attaque d'un drone FPV qui les traquait pendant leur reportage dans la localité de Demuryne, située dans la région de Dnipropetrovsk.
À Kryvyï Rih, des drones russes ont frappé une tour de télévision ainsi qu’un site du Consortium de radiodiffusion, de radiocommunications et de télévision. Cette frappe a neutralisé le signal de diffusion numérique dans toute la ville.
Parallèlement, une cyberattaque contre les serveurs d'un fournisseur d'accès à Tchernivtsi a perturbé la programmation des chaînes locales Tchernivetskyï Promin et C4. Les pirates ont diffusé temporairement des contenus de propagande russe sur ces antennes. Le média d’État Souspilne signale également une ingérence étrangère dans le fonctionnement du satellite Astra 4A.
Les pirates informatiques russes ont lancé une offensive massive contre le site d'information Novyny Donbasu. Les assaillants ont accédé aux données et paralysé partiellement l'activité du média. Si l'équipe a récupéré une partie de ses archives, l'attaque entrave encore le fonctionnement normal de la plateforme.
Depuis le déclenchement de l'invasion à grande échelle, l'Ukraine impute à la Russie un total de 901 crimes ciblant les professionnels des médias et leurs outils de travail.