Le chef de l’armée ukrainienne fait état d’une hausse de 29% des pertes russes en mars grâce aux drones
Les pertes russes infligées par les unités de drones ukrainiennes ont augmenté de 29% en mars par rapport à février, a déclaré le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, le général Oleksandr Syrsky, dans un message publié sur Facebook.
Selon lui, les forces ukrainiennes gardent l’initiative stratégique et empêchent l’armée russe de lancer une offensive de grande ampleur. L’un des facteurs clés de cette dynamique réside dans l’usage des drones, devenus l’outil le plus efficace pour frapper les forces adverses.
Depuis décembre 2025, et pour le quatrième mois consécutif, les unités de drones neutralisent davantage de soldats russes que la Russie n’en mobilise, a-t-il affirmé.
Les résultats de mars ont été examinés lors d’une réunion consacrée au développement des systèmes sans pilote. D’après Syrsky, la part des pertes russes causées par les drones a ainsi progressé de 29% en un mois.
Ces unités mènent désormais plus de 11 000 missions quotidiennes. Le nombre de cibles confirmées détruites a, lui, augmenté de 50 % en mars, pour dépasser les 150 000.
Le commandant en chef a également souligné l’efficacité croissante des frappes en profondeur, menées à une distance de 30 à 120 kilomètres. Près de 350 frappes ont été recensées, visant notamment 143 sites logistiques, 52 postes de commandement et 20 infrastructures énergétiques russes.
Selon lui, ces résultats reposent sur la coopération entre les fabricants ukrainiens de drones, l’expérience des opérateurs et les décisions organisationnelles prises ces derniers mois.
« En mars, nos systèmes robotiques terrestres ont également accru de plus de 50 % le nombre de missions accomplies par rapport à février », a ajouté Syrsky.
Le commandant en chef a toutefois mis en garde contre l’adaptation des forces russes. Selon le renseignement ukrainien, la Russie aurait porté début avril les effectifs de ses unités de drones à 101 000 militaires et viserait 165 500 d’ici à la fin de 2026.
« Nous ne pouvons pas ralentir dans cette confrontation », a-t-il conclu.