L’administration présidentielle ukrainienne écarte un risque militaire immédiat depuis le territoire du Bélarus

Afin de mener une provocation depuis le territoire du Bélarus, les forces russes devraient constituer un groupement de troupes, mais en raison de la situation sur le front, elles n’en ont actuellement pas la capacité, a déclaré dans une interview à 24 Kanal le vice-chef du bureau du président ukrainien, Pavlo Palissa.

« À mon avis, les Russes ne pourraient mener une provocation importante depuis le Bélarus que s’ils parviennent à constituer un groupement de forces suffisant. Mais compte tenu de leurs pertes et de la situation générale sur la ligne de front, je ne vois pas cette possibilité à l’heure actuelle », a-t-il déclaré.

Il a toutefois rappelé les événements de 2022, lorsque l’invasion à grande échelle de l’Ukraine avait notamment été lancée depuis le Bélarus.

« Tant que le régime en Bélarus restera loyal à Poutine, nous considérerons toujours ce pays comme une menace potentielle. Nous nous souvenons des événements précédant l’invasion à grande échelle, lorsque le soi-disant dirigeant bélarusse affirmait que le Bélarus n’attaquerait jamais l’Ukraine. Nous connaissons la suite. C’est pourquoi nous prenons cette menace en compte et agissons en conséquence », a-t-il ajouté.

Comme indiqué précédemment, le porte-parole du Service national des gardes-frontières ukrainien, Andriy Demtchenko, a déclaré qu’aucun mouvement de troupes ou de matériel n’était actuellement observé près de la frontière ukrainienne du côté bélarusse, tout en soulignant que la menace reste réelle.

Photo: Palissa/Facebook