Sans composants occidentaux, la Russie ne pourrait pas fabriquer de nouveaux missiles Iskander et Shahed
Plus de 140 composants étrangers, provenant des États-Unis, de Suisse, d'Allemagne, de Taïwan, de Chine et du Japon, ont été identifiés dans le missile Iskander utilisé par la Russie pour frapper la région de Kyiv le 10 juillet. Sans les pièces appropriées, la production de missiles balistiques par l'agresseur serait impossible.
Vladyslav Vlasiuk, commissaire du président chargé de la politique de sanctions, l'a annoncé lors d'un entretien avec des journalistes, rapporte un correspondant d'Ukrinform.
Selon lui, après plusieurs analyses, on peut supposer que le missile a été produit récemment : « Au moins 20 de ses pièces ont été fabriquées en 2025, ce qui nous permet de dater sa production à cette même année ».
Parmi les composants identifiés figurent des produits des sociétés suisses STMicroelectronics et Traco Power, de la société japonaise Panasonic Semiconductor, ainsi que 62 composants fabriqués aux États-Unis par divers constructeurs.
« Un nombre important de composants proviennent des États-Unis. C'est dans une certaine mesure un compliment à la qualité de la microélectronique américaine. Mais bien sûr, il serait préférable qu'elle ne soit pas accessible à la Russie », a ajouté Vlasiuk.
Il a également montré aux journalistes des composants d'un des derniers modèles du drone Shahed, fabriqué en avril. Des composants provenant des États-Unis, de Suisse, du Japon, d'Allemagne, de Chine et de Taïwan ont également été trouvés dans ce drone.
« Toutes ces découvertes sont documentées. Nous pouvons indiquer quels composants, de quels pays, entrent dans la composition de ces armes. Encore une fois, sans composants étrangers, la production serait impossible », a conclu le commissaire.
Une étude du missile balistique russe Oreshnik a révélé que sa conception comprend plus de 1 100 composants originaires de la Fédération de Russie et du Bélarus.
« L’étude de l’Oreshnik a nécessité beaucoup de temps. Après tout, un seul Oreshnik compte plus de 1 100 composants. Un millier d’entre eux sont russes, les autres bélarusses. Il n’y a rien d’étranger, au sens occidental du terme. Uniquement de Russie et de Belarus », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, selon les recherches, les fabricants de 174 autres composants n’ont pas encore été identifiés.
Pour rappel, le commissaire présidentiel chargé de la politique de sanctions, Vladyslav Vlasiuk, a indiqué que l’adoption du nouveau projet de loi de sanctions par le Sénat américain pourrait constituer un facteur supplémentaire de pression sur Vladimir Poutine et l’inciter à s’engager dans de véritables négociations de paix.