Selon Reuters, les attaques ukrainiennes paralysent la raffinerie de Volgograd
La raffinerie de pétrole Volgogradneftepererabotka, propriété du groupe Loukoïl, a complètement cessé de traiter du pétrole depuis l’attaque ukrainienne survenue le 31 juillet, ont indiqué des sources à Reuters.
Cette interruption fait suite à un important incendie qui s’est déclaré après une attaque de drones ukrainiens contre un site industriel du secteur des combustibles et de l’énergie, dans le sud de Volgograd.
Selon ces sources, l’attaque a entraîné l’arrêt de plusieurs unités de production essentielles. Les deux principales unités de distillation primaire, AVT-1, d’une capacité de près de 19 000 tonnes par jour, soit 40 % de la capacité de la raffinerie, et AVT-6, d’une capacité de 15 000 tonnes, soit 32 % de sa capacité, ont notamment cessé de fonctionner. Cette situation a pratiquement paralysé l’activité de la raffinerie.
Reuters précise que Loukoïl a refusé de commenter la situation. Par ailleurs, les produits pétroliers de la raffinerie de Volgograd n’ont plus été proposés à la vente sur la Bourse internationale de commerce de Saint-Pétersbourg depuis le 31 juillet, ce qui confirme l’arrêt complet de la production.
Ce n’est pas la première fois que la raffinerie est prise pour cible. Après une attaque de drones en mai, elle avait également dû suspendre son activité.
Selon des négociants, la raffinerie de Volgograd a traité 13,5 millions de tonnes de pétrole en 2024, soit environ 5 % du volume total de pétrole raffiné en Russie. Elle a produit près de 2 millions de tonnes d’essence et 6 millions de tonnes de gazole.
Dans la nuit du 31 juillet, les forces de défense ukrainiennes ont mené une série de frappes contre la raffinerie Loukoïl-Volgogradneftepererabotka. Plusieurs incendies se sont déclarés.