L'Union européenne prévoit d'élargir sa liste de sanctions visant des entreprises du complexe militaro-industriel russe
L'Union européenne prévoit d'adopter la semaine prochaine un nouveau paquet limité de sanctions visant des entreprises supplémentaires du complexe militaro-industriel russe en réponse aux frappes massives menées par la Russie contre l'Ukraine, annonce sur Facebook le commissaire du président ukrainien chargé de la politique de sanctions, Vladyslav Vlasiouk.
« L'Union européenne vient d'annoncer de nouvelles sanctions en réponse aux frappes massives lancées aujourd'hui par la Russie contre l'Ukraine. Kaja Kallas a déclaré que les seules condamnations verbales ne suffisaient pas et a annoncé des sanctions contre de nouvelles entreprises qui soutiennent le complexe militaro-industriel russe », indique Vladyslav Vlasiouk.
Selon lui, cela signifie concrètement que l'Union européenne tentera d'approuver la semaine prochaine un paquet limité de sanctions visant de nouvelles personnes morales du complexe militaro-industriel russe, « y compris celles que nous avons proposées. C'est un signal : chaque attaque de grande ampleur doit entraîner non seulement une réponse militaire, mais aussi une réponse économique », ajoute-t-il.
Il précise que les drones et les missiles utilisés par la Russie lors des frappes menées dans la nuit contre les villes ukrainiennes, et en particulier contre Kyiv, contenaient 35 000 composants étrangers.
Selon lui, il s'agit de composants à double usage, voire de produits exclusivement civils, fabriqués dans des usines du monde entier, notamment par Texas Instruments, Analog Devices, Intel, AMD, STMicroelectronics, Infineon, NXP, Murata, Bosch, Toshiba, Raspberry, ainsi que par des entreprises chinoises et d'autres fabricants. « Ces composants sont ensuite achetés, de manière très inventive, par l'intermédiaire de réseaux d'intermédiaires avant de finir dans les usines militaires russes », explique le commissaire chargé de la politique de sanctions.
Il souligne que l'Ukraine transmet régulièrement toutes les informations nécessaires à ses partenaires, mais que « certains fabricants et certains gouvernements ne réagissent toujours pas avec suffisamment de fermeté ».