Au 30 septembre, les forces ukrainiennes avaient mis hors service 15 des 38 principales raffineries russes, selon le renseignement

Au 30 septembre, les forces de défense ukrainiennes avaient mis hors service 15 des 38 principales raffineries de pétrole russes, a indiqué la direction principale du renseignement du ministère de la Défense de l'Ukraine sur Facebook.

« Les frappes ukrainiennes longue portée portent des coups sensibles au secteur du raffinage pétrolier adverse. Au 30 septembre 2026, sur 38 raffineries majeures en Russie, 15 ont été mises à l'arrêt et 12 autres ont réduit leurs volumes de production de produits pétroliers », déclare le renseignement militaire ukrainien.

En conséquence, le volume global de raffinage de pétrole dans ces installations a chuté de 55,4 % par rapport au début de l'année.

La situation la plus critique pour Moscou se concentre dans les districts fédéraux de la Volga, du Centre et du Sud, où l'arrêt des raffineries a touché les capacités de Slavneft-YANOS, de Kirishineftegazinvesth, de la Compagnie de raffinage de pétrole de Riazan, de la raffinerie de Moscou de Gazpromneft et de Loukoïl-Permnefteorgsintez.

La part cumulée de ces entreprises représente environ 33 % du volume total du raffinage pétrolier en Russie.

Parallèlement, les raffineries situées dans des régions reculées de la Russie continuent de fonctionner. Parmi elles figurent les installations de Gazpromneft à Omsk, la raffinerie d'Achinsk, NefteKhimServis, la raffinerie de Khabarovsk, ainsi que les raffineries de Mari El et de Vanino.

En septembre, le volume total de raffinage de ces infrastructures s'est élevé à 906 000 barils par jour, soit 147 000 barils de plus qu'en début d'année. Ces raffineries ont ainsi représenté environ 24 % de l'ensemble du raffinage en Russie.

L'activité de ces sites éloignés permet au Kremlin de compenser provisoirement la pénurie de carburant. Toutefois, les capacités de substitution restent limitées par l'éloignement géographique. L'acheminement des produits raffinés se trouve entravé par la pénurie de matériel roulant ferroviaire et de camions-citernes, relève le renseignement.