Ukraine : La ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de France s’est rendue à Boutcha

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En visite en Ukraine, la nouvelle ministre des affaires étrangères française, Catherine Colonna, s’est rendue lundi à Boutcha, dans la banlieue de Kyiv, la capitale ukrainienne, où ont eu lieu des massacres de civils par les troupes russes en mars 2022.

Après le départ des soldats russes, à la fin de mars, de cette localité et la découverte de centaines de cadavres de civils ukrainiens, Boutcha est devenue le symbole des crimes de guerre imputés à la Russie par l’Ukraine.

« Cela ne devrait pas arriver, il ne faut pas que ça recommence…La France est à leurs côtés [aux côtés des Ukrainiens] avec ses amis, ses alliés, elle va faire tout son possible pour que la paix revienne.», a déclaré la cheffe de la diplomatie française après s’être rendue dans une église orthodoxe dans la cour de laquelle de nombreuses fosses communes avaient été découvertes.

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Mme la ministre est également revenue sur la contribution de la France à l’enquête sur ces crimes de guerre présumés, des gendarmes français ayant été envoyés sur place pour établir une procédure d’examen et d’identification des corps aux côtés des enquêteurs ukrainiens. « Nous avons répondu les premiers (...) Ils sont restés quelques semaines, ils vous ont laissé de quoi travailler et ensuite une deuxième équipe est arrivée », a-t-elle précisé.

La chef de la diplomatie française a dit espérer que « les procédures légales puissent s’achever le plus rapidement possible pour que les familles puissent voir leurs proches reposer dans des sépultures », ajoutant que seul « le résultat de l’enquête » menée par les autorités ukrainiennes permettra d’établir l’identité des responsables de ces exactions, notamment « à partir des faits que notre équipe a contribué à établir », a précisé Mme Colonna.

La ministre doit ensuite s’entretenir avec le président Volodymyr Zelensky et son homologue ukrainien Dmytro Kuleba « pour évoquer en particulier le blocage des exportations de céréales et d’oléagineux d’Ukraine qui soulève des risques réels d’insécurité alimentaire », selon un communiqué du Quai d’Orsay.

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