L’UE, le Royaume-Uni et le Canada durcissent leurs sanctions contre la Russie pour la militarisation et la déportation d’enfants ukrainiens
L’Union européenne, le Royaume-Uni et le Canada ont annoncé ce lundi une extension de leurs sanctions contre la Russie, ciblant les responsables de la déportation, de l'assimilation forcée et de la militarisation des enfants ukrainiens.
Selon le communiqué du Conseil de l’UE, publié lors d'une réunion de haut niveau de la Coalition internationale pour le retour des enfants ukrainiens, de nouvelles mesures restrictives ont été adoptées contre 16 personnes et 7 organisations. Ces sanctions visent spécifiquement les auteurs de déportations systématiques, de transferts forcés et d'endoctrinement militaire de mineurs, ainsi que ceux impliqués dans leur adoption illégale en Fédération de Russie et dans les territoires occupés. La liste inclut des responsables politiques locaux, ainsi que des dirigeants de camps de jeunesse et de clubs militaro-patriotiques.
De son côté, le gouvernement britannique a dévoilé un vaste paquet de sanctions frappant 85 personnes et entités. Parmi elles, 29 sont directement liées à la campagne de déportation et de militarisation des enfants, tandis que 56 autres sont sanctionnées pour leur rôle dans la guerre informationnelle menée par le Kremlin. Sont notamment visés les employés de l'entreprise informatique russe Social Design Agency, pilier de la propagande russe.
Enfin, le Canada a également élargi ses mesures de rétorsion en sanctionnant 23 individus et 5 institutions impliqués dans ces violations des droits de l'homme. Ottawa a fermement condamné ces actes, les qualifiant de violations flagrantes du droit international. Le gouvernement canadien a appelé les autorités russes à restituer immédiatement les enfants à leurs familles, soulignant que leur retour est une condition humanitaire essentielle à l'établissement d'une paix juste et durable en Ukraine.