Le chef de la présidence ukrainienne estime qu'une fin de la phase active de la guerre cette année reste possible

Le chef de l'administration présidentielle ukrainienne, Kyrylo Boudanov, a déclaré dans un entretien à RBK que la possibilité d'une fin de la phase active de la guerre d'ici la fin de l'année demeure, mais que les deux parties traversent actuellement une phase d'escalade.

Interrogé sur les chances de voir la phase active de la guerre s'achever cette année, Kyrylo Boudanov a répondu : « Les chances existent. Le printemps avait été marqué par un bon rythme de négociations. Aujourd'hui, nous sommes tous entrés dans une phase d'escalade, tout le monde le sait. Pour en sortir, il faut généralement porter l'escalade à son paroxysme. L'escalade actuelle, puis une désescalade, et ensuite la poursuite du dialogue – si les deux parties y sont disposées. »

Interrogé sur la durée pendant laquelle l'Ukraine et la Russie pourraient poursuivre la guerre si le processus de paix n'aboutissait pas, Kyrylo Boudanov a estimé que les deux camps sont en mesure de combattre pendant des années.

Selon lui, la Russie dispose de nombreuses ressources pour poursuivre les combats. L'Ukraine, quant à elle, doit avant tout préserver ses partenariats. Il a rappelé qu'en 2022, la Russie avait procédé à une mobilisation partielle, enrôlant environ 450 000 personnes, et n'a pas exclu une répétition de ce scénario.

« Techniquement, rien ne les en empêche. Le fait qu'ils ne veuillent pas le faire est une réalité. Mais s'ils estiment qu'il n'y a pas d'autre option, ils le feront », a-t-il déclaré.

Évoquant la situation avec le Belarus, Kyrylo Boudanov a estimé que Minsk semble avoir entendu les avertissements de l'Ukraine. Il a toutefois invité à aborder la question biélorusse avec plus de sérénité.

« Nous n'avons pas besoin de nous créer un ennemi supplémentaire. Je ne veux pas dire par là que nous escaladons nous-mêmes la situation, non. Mais avoir un ennemi de plus et une zone de combats supplémentaire ne serait clairement pas dans notre intérêt. Le fait qu'ils nous aient entendus est un pas très positif. Il faut le considérer comme tel », a souligné le chef de l'administration présidentielle.

Photo : administration militaire de la région de Transcarpatie