Après sa rencontre avec Trump, Zelensky énumère trois options de cessez-le-feu entre Kyiv et Moscou

Après sa rencontre avec le président américain Donald Trump à New York, Volodymyr Zelensky a déclaré que trois pistes avaient été évoquées pour avancer vers un cessez-le-feu entre Kyiv et Moscou : une trêve énergétique, une trêve en mer et des négociations trilatérales proposées par les États-Unis.

S’exprimant mercredi soir devant des journalistes à New York, le président ukrainien a précisé que la première piste concernait une trêve dans le secteur de l’énergie.

« Nous sommes prêts à cesser les frappes contre les infrastructures énergétiques de l’autre partie », a déclaré Volodymyr Zelensky.

La deuxième piste concerne une trêve en mer, notamment pour permettre la poursuite des exportations de céréales.

« La deuxième, c’est une trêve céréalière ou une trêve en mer. Car en mer, il n’y a pas que les céréales et les produits agricoles. Il peut aussi y avoir de l’énergie, de la métallurgie, etc. », a-t-il expliqué.

Selon Volodymyr Zelensky, cette initiative intéresse non seulement l’Ukraine, la Russie et les États-Unis, mais également d’autres pays, notamment la Turquie, les Émirats arabes unis et l’Inde.

La troisième piste proposée par les États-Unis consiste à mettre en place un format de négociations trilatérales.

Mais concernant une éventuelle rencontre entre les trois parties, « nous ne voyons pas encore que Poutine le souhaite », a souligné Volodymyr Zelensky. Il a toutefois indiqué que des réunions au niveau technique étaient envisagées.

« Au niveau technique, nous discutons de la possibilité pour nos équipes de se réunir dans un format trilatéral, de parvenir à des accords et de préparer le terrain pour une rencontre entre les dirigeants », a-t-il déclaré.

Volodymyr Zelensky a également souligné que l’Ukraine devait parallèlement maintenir la pression sur la Russie, notamment par les sanctions, et renforcer ses capacités de défense.

« Nous devons exercer une pression beaucoup plus forte sur la partie russe, sur le champ de bataille ou par des sanctions appropriées à longue portée », a-t-il déclaré.

Selon le président ukrainien, si la Russie refuse de participer aux négociations, quel que soit leur format, l’Ukraine demandera aux États-Unis de renforcer leurs sanctions contre la Russie.

« Si la Russie n’accepte pas de négocier dans tel ou tel format, nous ferons évidemment tout pour que les États-Unis et le président Trump décident de renforcer les sanctions », a déclaré Volodymyr Zelensky.

Il a également indiqué qu’après les trois vagues de frappes russes menées mercredi, il s’était entretenu à plusieurs reprises avec le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, Mykhaïlo Drapaty, et le commandant de l’armée de l’air ukrainienne, Anatoliy Kryvonojko.

Selon Volodymyr Zelensky, les forces ukrainiennes ont intercepté 60 % des missiles balistiques lancés contre Kyiv mercredi.

« C’est important. J’aimerais que nous en abattions davantage. Mais ce n’est pas 10 % ni zéro, c’est 60 %. Cette année, il y a eu des moments où le chiffre était de zéro », a-t-il déclaré, expliquant cette situation par le manque de missiles intercepteurs.

Le président ukrainien a également indiqué que l’Ukraine travaillait à obtenir des intercepteurs supplémentaires contre les missiles balistiques, notamment grâce à des contacts directs au plus haut niveau.

« Personne ne parle de centaines, personne ne parle de milliers. Nous réunissons cette centaine de missiles au compte-gouttes, un ou deux à la fois. C’est un travail très difficile », a-t-il expliqué, ajoutant qu’il était parvenu à certains accords avec l’un des pays concernés sans en révéler le nom.

Volodymyr Zelensky a par ailleurs indiqué que Donald Trump avait confirmé sa volonté d’accorder à l’Ukraine des licences pour produire des missiles destinés aux systèmes Patriot.

« Le président Trump l’a encore confirmé : les licences, nous allons tout transmettre, l’Ukraine produira des missiles pour Patriot », a déclaré Volodymyr Zelensky.

Il a toutefois souligné que la mise en place d’une telle production prendrait du temps. L’Ukraine cherche donc d’autres solutions pour renforcer sa défense antiaérienne avant l’hiver.