Marco Rubio admet que la livraison d'intercepteurs à l'Ukraine a pu être retardée, mais pas pour des motifs politiques

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré mardi que la livraison d'un lot d'intercepteurs achetés pour l'Ukraine dans le cadre de la liste des besoins prioritaires de l'Ukraine (PURL) avait pu être retardée, tout en assurant qu'il ne s'agissait pas d'une décision politique visant Kyiv.

« Je pense que le principal constat est qu'il n'y a eu aucune directive politique délibérée visant à nuire à l'Ukraine. Rien n'est refusé intentionnellement à l'Ukraine », a déclaré Marco Rubio aux journalistes au début de sa visite en Inde.

Marco Rubio a précisé s'être entretenu pendant 45 minutes mardi avec le président Volodymyr Zelensky. Le chef de l'État ukrainien a indiqué que les échanges avaient notamment porté sur les intercepteurs de missiles balistiques, les systèmes d'alerte précoce face aux attaques russes, ainsi que sur le fonctionnement des services satellitaires Starlink et Starshield, qui doit selon lui être rétabli.

Ces déclarations interviennent après des informations selon lesquelles le secrétaire à la Défense américain Pete Hegseth n'aurait pas encore approuvé le transfert à l'Ukraine du dernier lot d'armements américains achetés par les alliés de l'OTAN dans le cadre du PURL.

Volodymyr Zelensky a également affirmé que le Pentagone avait retardé la livraison de missiles au titre de ce programme, sur fond de dégradation des relations entre Kyiv et Washington ce mois-ci, alors que le président américain Donald Trump tentait de renouer le dialogue avec Moscou.

Reuters a par ailleurs rapporté que les États-Unis avaient menacé de suspendre le mécanisme PURL pour inciter Kyiv à cesser ses frappes à longue portée contre les infrastructures énergétiques russes.