La Russie condamne trois adolescents de Melitopol, ville ukrainienne temporairement occupée, à de lourdes peines de prison
Les autorités d'occupation russes ont condamné trois adolescents originaires de Melitopol, ville ukrainienne temporairement occupée, à des peines allant de 7 à 8 ans de prison. Le commissaire aux droits de l'homme du Parlement ukrainien, Dmytro Loubinets, a saisi l'ONU, le Conseil de l'Europe et le CICR après ce verdict qu'il qualifie de criminel.
« Trois enfants de Melitopol occupée ont reçu des sentences cruelles. Les occupants les ont condamnés à 7 et 8 ans d'incarcération. Ils avaient 16 et 17 ans au moment de leur arrestation. Pendant plus de deux ans, ils ont subi des conditions de détention inhumaines : les forces russes les ont battus, torturés et brisés psychologiquement », a dénoncé le médiateur sur Telegram.
Dmytro Loubinets précise que la justice russe a jugé ces mineurs comme des citoyens russes lors d'un procès à huis clos, sans droit à une défense équitable. Selon lui, le Kremlin les punit uniquement pour leur identité ukrainienne.
Le commissaire aux droits de l'homme a détaillé l'ampleur des répressions russes dans les territoires occupés, accusant la Russie de déporter des milliers d'enfants, de modifier leurs documents d'identité et de leur imposer la citoyenneté russe. « Les occupants militarisent ces jeunes, les forcent à porter l'uniforme et à participer à des exercices de propagande. Ils en font des instruments de guerre », a-t-il affirmé.
Pour ceux qui refusent de renoncer à leur identité ukrainienne, les autorités d'occupation utilisent la torture, l'isolement et les menaces physiques. Dmytro Loubinets qualifie ces actes de crimes internationaux violant la Convention de l'ONU relative aux droits de l'enfant et les Conventions de Genève.
Le commissaire ukrainien a envoyé des courriers officiels au Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, à la présidence du CICR et au commissaire du Conseil de l'Europe. Il les exhorte à acter ces faits et à fournir une évaluation juridique internationale des actions de la Russie.
Dmytro Loubinets appelle également la communauté mondiale à agir pour le retour de chaque enfant ukrainien déporté ou condamné illégalement. « Nous devons protéger leurs droits et traduire les coupables en justice. Le monde ne peut rester passif alors que l'on détruit des Ukrainiens sous ses yeux », a-t-il conclu.