La Russie a torturé à mort 375 captifs ukrainiens, militaires et civils

Dans le cadre des mesures de rapatriement, la Russie a restitué les corps de 375 militaires et civils ukrainiens dont le statut de prisonnier avait été confirmé, a déclaré Bohdan Okhrimenko, chef du secrétariat du quartier général de coordination pour le traitement des prisonniers de guerre, lors d'une interview accordée à Ukrinform.

Sur ces 375 victimes, 146 avaient été officiellement confirmées comme prisonniers par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Pour les 229 autres, leur présence en captivité — et le fait qu'ils étaient en vie — avait été attestée par des témoignages d'anciens détenus libérés. « La Russie a rendu leurs corps avec des signes de torture, d'épuisement et de manque d'assistance médicale », a précisé Bohdan Okhrimenko, ajoutant que les forces de l'ordre ukrainiennes enregistrent tous ces cas et transmettent les informations à la Cour pénale internationale.

« Conformément à la troisième Convention de Genève, la Fédération de Russie est responsable de la vie et de la santé des prisonniers qu'elle détient. Lorsqu'elle informe le CICR de la capture de militaires, elle s'engage à subvenir à leurs besoins fondamentaux (alimentation, habillement, soins médicaux). La Russie bafoue ces obligations et, à chaque restitution de corps, nous documentons de nouveaux crimes de guerre », a souligné le responsable du secrétariat.

Comme l’agence Ukrinform l’a déjà relevé, en 2024,  les autorités ukrainiennes ont révélé que la journaliste ukrainienne Viktoria Rochthcyna était décédée en captivité russe. Elle avait disparu le 3 août 2023 dans les territoires temporairement occupés par la Russie alors qu'elle exerçait ses fonctions de journaliste. Début 2025, la Fédération de Russie a restitué le corps de la journaliste présentant des traces de torture et dépourvu de certains organes.

Le 7 septembre 2024, Yevhen Matveyev, le maire de la ville de Dniprorudne (région de Zaporijjia), occupée par les Russes, est également décédé des suites de nombreuses blessures et traumatismes dans le centre de détention provisoire n°3 de Kizel, dans la région de Perm (Russie).

.