La Russie mène en Europe une campagne pour justifier la déportation d’enfants ukrainiens

La Russie poursuit une campagne d’information visant à justifier la déportation d’enfants ukrainiens, en utilisant des plateformes internationales, affirme le Centre ukrainien de lutte contre la désinformation, auprès du Conseil de sécurité et de défense nationale.

« La Russie poursuit une campagne d’information visant à justifier la déportation d’enfants ukrainiens en utilisant des plateformes internationales. Ainsi, en commentant une réunion à Bruxelles consacrée au retour des enfants ukrainiens, la représentation permanente de la Russie auprès de l’Union européenne a affirmé que Moscou n’aurait procédé à aucun transfert forcé de mineurs ukrainiens, mais qu’elle les aurait seulement “sauvés” des zones de combat. En réalité, les institutions internationales, dont l’ONU et la Cour pénale internationale, ont qualifié ces transferts de crimes de guerre. C’est en raison de la déportation d’enfants ukrainiens que la CPI a émis des mandats d’arrêt contre Vladimir Poutine et Maria Lvova-Belova », indique le Centre sur Telegram.

Les institutions internationales, dont l’ONU et la Cour pénale internationale, ont toutefois qualifié ces transferts de déportations illégales constitutives de crimes de guerre. La CPI a émis des mandats d’arrêt visant Vladimir Poutine et Maria Lvova-Belova.

Le Centre affirme également que la Russie bloque le retour des enfants, dissimule leur localisation et favorise leur assimilation par des adoptions et l’imposition de la citoyenneté russe.

Il ajoute que l’ancienne médiatrice russe aux droits de l’homme, Tatiana Moskalkova a accusé l’armée ukrainienne d’avoir transféré de force des enfants du Donbass vers l’Allemagne, sans fournir de preuves.

Le Centre ukrainien de lutte contre la désinformation souligne que l’Ukraine, en coopération avec ses partenaires internationaux, poursuit ses efforts pour le retour des enfants. Il rappelle que l’Union européenne et le Royaume-Uni ont récemment imposé de nouvelles sanctions contre des structures et des individus russes impliqués dans la déportation d’enfants ukrainiens.

Selon Ukrinform, la Douma d’État russe a par ailleurs nommé le 14 mai la députée Yana Lanttratova au poste de commissaire aux droits de l’homme, une personnalité que l’Ukraine accuse d’implication dans la déportation d’enfants.

Photo: Bring Kids Back UA