1 700 habitants toujours privés d'électricité, de gaz et de nourriture à Oleсhky occupée, selon l`administration militaire de la ville
Environ 1 700 habitants se trouvent toujours à Oleсhky, la ville occupée par la Russie dans la région de Kherson (ils étaient plus de 24 000 avant l'invasion à grande échelle), dont plus de 40 enfants. Il est impossible d'entrer ou de sortir de la ville.
Tetiana Hassanenko, chef de l'administration militaire d'Olechky, l'a déclaré sur les ondes de la radio ukrainienne.
« Olechky est privée d'électricité depuis plus de quatre ans, il n'y a pas de gaz et l'eau potable est rare », a indiqué Hassanenko. « Depuis plus de six mois, l'approvisionnement en nourriture est difficile. Et lorsque les occupants russes se déplacent à Olechky, c'est soit en civil, soit déguisés en femmes. Ils tuent les habitants et volent leur nourriture. Pendant ce temps, les forces armées ukrainiennes, qui se trouvent dans la rive droite du Dnipro, portent secours aux civils sur la rive gauche », a souligné Tetiana Hassanenko.
Elle a également souligné que « la situation sécuritaire à Olechky demeure extrêmement difficile, car la ville est située directement sur la ligne de front. Des opérations militaires sont en cours. La circulation des personnes est fortement restreinte. Les routes sont minées.
Toutes les sorties de la ville sont également minées. On a recensé plusieurs cas d'explosions de voitures.
Selon Hassanenko, les occupants ont coupé l'approvisionnement alimentaire. La dernière fois que deux camions transportant des vivres sont entrés à Olechky remonte au 26 mai.
« La ville est bloquée. Environ 1 700 habitants, dont plus de 40 enfants, y sont encore, mais il est impossible d’y entrer ou d’en sortir. Si l’on considère l’ensemble de la communauté d’Olechky, ce sont environ 6 000 personnes et 182 enfants qui s’y trouvent encore. Sur les 13 localités, cinq ont été entièrement détruites : Krynky, Pidstepne, Pistchanivka, Sagy et Zaplava. Les villages de Kozatchi Laheri, Solontsi et Pidlisne ont été détruits à 80 %. Dans les autres localités, la situation est considérablement aggravée par les bombardements et les attaques de drones constants, mais des habitants y sont toujours présents », a ajouté Hassanenko.
Photo : Dmytro Lubinets, Telegram