L'« ex-ministre » de l'Énergie de la Crimée, qui travaillait pour la Fédération de Russie, a été arrêté à Kyiv

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Le Service de sécurité d'Ukraine (SBU) a arrêté à Kyiv l'ancien chef du Comité républicain de la République autonome de Crimée pour la politique énergétique, des carburants et de l'innovation. Après l'occupation temporaire de la péninsule en 2014, cet homme avait commencé à coopérer avec les Russes.

Selon Ukrinform, cette information a été communiquée par les services de sécurité ukrainiens.

Immédiatement après l'occupation de la Crimée, il a obtenu la nationalité russe et a offert son aide aux Russes. Par la suite, le soi-disant « chef de la Crimée » Serhiy Aksenov l'a nommé au poste fictif de « ministre de l'Énergie et des Combustibles de la République de Crimée ».

À ce « poste », l'accusé aidait les envahisseurs à prendre le contrôle des infrastructures énergétiques stratégiques de la péninsule.

Il s'agit des centrales thermiques de Simferopol et de Sébastopol, de la centrale thermique de Tavriya, du réseau de centrales solaires et éoliennes, des gazoducs et des stations de compression de gaz, des dépôts pétroliers et des terminaux pétroliers de Kertch et de Feodossia.

De plus, dans les deux ans de sa « nomination », il tentait d'intégrer et de réenregistrer les actifs énergétiques de Crimée sous le droit russe.

Après sa démission, l'accusé a continué à poursuivre ses activités au service du régime du Kremlin à la tête de plusieurs entreprises locales du secteur extractif.

Les agents du SBU ont arrêté l'accusé à Kyiv, où il s'était rendu pour régler des affaires personnelles.

Lors des perquisitions à son domicile, des passeports russes, des cartes bancaires et des documents attestant de son activité professionnelle en Fédération de Russie ont été découverts.

Les enquêteurs du SBU l'ont informé qu'il était soupçonné de haute trahison, en vertu de l'article 111, paragraphe 1, du Code pénal ukrainien.

L'auteur présumé est maintenu en détention provisoire. Il pourrait être condamné à une peine jusqu’à 15 ans d’emprisonnement et à la confiscation de ses biens.

Photos : SBU