L’Institut ukrainien du livre appelle les éditeurs internationaux à cesser toute coopération avec leurs homologues russes
L’Institut ukrainien du livre a appelé la communauté internationale de l’édition à cesser de coopérer avec les maisons d’édition et les agences littéraires russes et à soutenir le secteur ukrainien du livre après les attaques russes menées en juillet et au début du mois d’août 2026, rapporte Chytomo.
Dans son appel, l’Institut a également exhorté les éditeurs internationaux à diffuser des informations sur les crimes commis par la Russie contre la culture ukrainienne, à coopérer avec les éditeurs ukrainiens et à leur apporter un soutien financier.
Selon l’Institut ukrainien du livre, les attaques russes ont endommagé en juillet 2026 des maisons d’édition et des imprimeries à Kyiv. Quelque 850 000 livres ont alors été perdus, soit environ 5 % de la production annuelle.
La destruction des capacités de l’imprimerie Konvi a également entraîné des retards dans l’impression de nouveaux tirages.
En outre, les forces russes ont attaqué les entrepôts de la société RNK-Ranok à Kharkiv. Près de 8 millions d’exemplaires, correspondant à 28 800 titres, y ont été détruits. Parmi les ouvrages détruits figuraient également quelque 600 000 manuels scolaires qui étaient prêts à être expédiés dans les écoles. Les pertes sont estimées à près d’un milliard de hryvnias.
Avec l’incendie qui a ravagé les entrepôts de RNK-Ranok le 1er août, les pertes du secteur ukrainien du livre représentent environ 30 % de sa production annuelle.
Le groupe Konvi a fait état de la destruction d’environ 600 000 livres, dont 250 000 manuels scolaires et 350 000 ouvrages des maisons d’édition Ranok, Hramota, Litera LTD, Lingvista, Knygolav, Laboratoria, ArtBooks, ASSA, Kalamara, Astona, BookChef, MISON, Vychtcha Chkola, Medytsyna, Apriori, Urbino et d’autres éditeurs.
La maison d’édition Knygolav a, elle, fait état de la perte de près de 250 000 livres.
La maison d’édition MISON a déclaré que son bureau, où travaillait l’équipe éditoriale, avait été entièrement détruit par les flammes lors de l’attaque, entraînant la perte d’environ 200 titres.
La maison d’édition Ark.UA a également signalé que ses bureaux avaient été endommagés.
À la suite d’une autre attaque russe, le 2 juillet, la maison d’édition BookChef a perdu environ 800 000 livres.
« L’État prépare des mesures pour reconstruire les infrastructures endommagées. Toutefois, pour obtenir une compensation concernant les livres et autres produits détruits, les éditeurs dépendent dans une large mesure du soutien de la communauté du livre et des dons », indique l’appel.
Comme l’a rapporté Ukrinform, le ministre de l’Éducation et des Sciences Andriy Boutenko a indiqué que les attaques russes avaient détruit plus de 1,1 million de manuels scolaires ukrainiens.
Photo: facebook.com/ranok.ua