Plus de 2 000 migrants en situation irrégulière détectés en Ukraine cette année lors de l'opération « Migrant »
Dans le cadre de l'opération « Migrant », menée de mai à octobre 2026, l'Ukraine a identifié plus de 2 000 étrangers en situation irrégulière, la majorité des cas se concentrant à Kyiv et dans sa région, a annoncé le Service d'État des migrations (DMS) sur Facebook.
« Entre le 22 mai et le 30 octobre 2026, nos services ont répertorié 2 002 migrants illégaux. À l'issue des contrôles, 1 708 décisions de retour contraint et 294 arrêtés d'expulsion ont été prononcés. Par ailleurs, 209 ressortissants étrangers ont été placés en centre de rétention administrative et 1 814 se sont vu interdire l'entrée sur le territoire », indique le communiqué.
Selon les précisions de l'organisme, les personnes détectées sont principalement originaires d'Azerbaïdjan (345 personnes, soit 17,2 %), de Moldavie (248, 12,4 %), de Colombie (244, 12,2 %), de Russie (179, 8,9 %), de Turquie (158, 7,9 %), de Géorgie (109, 5,4 %), d'Ouzbékistan (93, 4,6 %), d'Arménie (92, 4,6 %) et d'Inde (46, 2,3 %). Les 488 autres contrevenants (24,4 %) proviennent de divers autres pays.
« C'est à Kyiv et dans sa région que la majorité des migrants en situation irrégulière ont été localisés, avec 473 personnes recensées, soit 23,6 % du total », précise l'administration.
Au total, ces opérations ont mené à la verbalisation de 6 218 personnes — ressortissants étrangers et citoyens ukrainiens confondus. Les amendes administratives infligées s'élèvent à près de 20 millions de hryvnias. « Au 2 novembre 2026, environ 17,5 millions de hryvnias avaient déjà été recouvrés au profit du budget de l'État », ajoute l'institution.
Lancée le 22 mai, cette campagne visait à identifier et faire cesser les infractions au cadre légal régissant le séjour des étrangers et des apatrides en Ukraine.
Durant cette période, le Service des migrations a travaillé conjointement avec la Police nationale, le Service des gardes-frontières, le Service de sécurité de l’Ukraine, le Service de renseignement extérieur, le Bureau d'enquête d'État ainsi que d'autres autorités locales et nationales pour renforcer les contrôles et prévenir les infractions dans le domaine migratoire.
Une attention particulière a été portée au repérage des personnes en infraction avec les règles de séjour, ainsi qu'à celles dont les agissements sont susceptibles de porter atteinte à la sécurité nationale.