Dans le sud de l'Ukraine, les forces russes font face à une pénurie de carburant et passent à la défense
Les unités russes sur le front du Dnipro subissent une pénurie totale de carburants et de lubrifiants, tandis que le feu des défenses ukrainiennes contraint l’armée russe à modifier sa logistique dans le sud, a déclaré à la télévision le porte-parole du commandement sud, Vladyslav Volochyn.
« Les unités ennemies positionnées sur le front du Dnipro souffrent actuellement d'une pénurie catastrophique de carburant et de lubrifiants », a-t-il indiqué.
Selon les services de renseignement, dans l'une des unités russes, les soldats ont mis leurs fonds en commun pour acheter une tonne de carburant. Un marché informel du carburant s'est également développé entre les militaires, le prix du litre atteignant environ 150 hryvnias.
« Pour ravitailler les unités stationnées sur la flèche de Kinbourn, ils utilisent désormais des embarcations des unités de défense côtière. Ils tentent d'acheminer du carburant sur place, car la situation du 337e régiment russe sur la flèche de Kinbourn est critique. Les forces de défense tiennent toutes ces voies logistiques sous un feu soutenu », a précisé le porte-parole.
Vladyslav Volochyn a ajouté que les forces russes évitent également d'emprunter la route Armiansk-Krasnoperekopsk, l'un des principaux axes de liaison avec la Crimée occupée. Des groupes de tir mobiles sont déployés le long de cet itinéraire, tous les 100 à 150 mètres, et tout mouvement sur cette artère requiert une autorisation préalable et un horaire coordonné.
Par ailleurs, l'armée russe renforce ses fortifications là où elle parvient à se maintenir, notamment sur le secteur d'Oleksandrivka, où les forces de défense ukrainiennes la contraignent à adopter une posture défensive.
« Sur certains segments du front, nous forçons l'armée russe à se mettre sur la défensive plutôt qu'à lancer des offensives. Elle utilise donc les ouvrages existants, qu'ils soient russes ou ukrainiens », a conclu Vladyslav Volochyn.