Moscou pourrait remplacer ses troupes en zone frontalière par des unités nord-coréennes
La Russie envisagerait d'utiliser des soldats nord-coréens pour remplacer ses propres unités dans les régions frontalières, afin de libérer des effectifs russes et de les redéployer sur les secteurs les plus actifs du front, a déclaré le porte-parole de l'Armée volontaire ukrainienne, Serhiy Bratchouk.
Selon lui, Moscou voit dans les unités nord-coréennes un moyen de compenser le manque de personnel dans son armée.
« Il est très probable que 15 000 à 20 000 soldats russes opérationnels soient redéployés des zones frontalières vers les points chauds du front », a-t-il estimé.
Serhiy Bratchouk a indiqué que les Nord-Coréens pourraient prendre la relève des unités russes actuellement stationnées dans les régions limitrophes de l'Ukraine.
« L'objectif du Kremlin est clairement de libérer des unités combattantes russes pour les envoyer sur les sections les plus actives du front, en les remplaçant par des Nord-Coréens », a-t-il expliqué.
Selon lui, il s'agirait principalement d'unités d'infanterie et de génie nord-coréennes. Elles pourraient être déployées dans les régions de Koursk, Belgorod, Briansk et dans le nord-ouest de la région de Voronej.
La question de la participation directe des soldats nord-coréens aux combats en Ukraine reste toutefois ouverte. Le problème de la barrière linguistique pourrait également compliquer toute coopération entre les forces russes et nord-coréennes.