Le ministère de la Défense est en contact avec les États-Unis, SpaceX et ses partenaires de l’OTAN au sujet des restrictions imposées au fonctionnement de Starshield
Le ministère ukrainien de la Défense est en contact avec les États-Unis, SpaceX et ses partenaires de l’OTAN au sujet de la limitation unilatérale du fonctionnement des terminaux Starshield (« pack militaire ») lorsqu’ils sont en mouvement.
L’information a été communiquée à Ukrinform par une source au sein du ministère de la Défense.
Selon notre interlocuteur, dans la nuit du 13 au 14 octobre, SpaceX a fixé, sans en avertir les Forces de défense ukrainiennes, une limite de vitesse de 160 km/h pour les terminaux, au-delà de laquelle la connexion est perdue. Selon les véhicules et les unités concernés, la connexion est interrompue à des vitesses variables, comprises entre environ 72 et 161 km/h.
Cette mesure complique les opérations de drones, notamment celles des drones intercepteurs et des drones de frappe à moyenne portée. Elle réduit également les capacités logistiques sur le front, ainsi que les capacités de reconnaissance et de retransmission des communications.
« À l’heure actuelle, le ministère de la Défense est en contact avec les États-Unis, SpaceX et ses partenaires de l’OTAN. Il recueille des données auprès de toutes les unités, tandis que les canaux de communication de secours sont en cours de vérification et de mise en service », a souligné la source.
Pour rappel, Serhiy Beskrestnov (Flash), conseiller extraordinaire du président pour les questions technologiques, a déclaré que SpaceX avait imposé, dans la nuit, une limitation de la vitesse de fonctionnement des terminaux Starlink en mouvement, sans que les Forces de défense ukrainiennes en aient été averties.