Le SBU démantèle un réseau de 14 agents russes qui espionnaient les bases de F-16 et Mirage en Ukraine

Le Service de sécurité d'Ukraine (SBU) a démantelé un réseau de 14 personnes recrutées par la Russie pour collecter des informations sur les aérodromes accueillant des chasseurs F-16 et Mirage 2000.

« Les services de contre-espionnage du SBU, sous la supervision directe du chef du SBU Oleksandr Poklad, ont neutralisé un vaste réseau d'agents du renseignement militaire russe (GRU), qui aurait permis à l'ennemi de planifier des frappes de missiles contre les bases aériennes ukrainiennes », indique le communiqué.

L'enquête a révélé que les suspects transmettaient au renseignement militaire russe des informations qui permettaient de planifier des frappes contre les aérodromes où sont stationnés les F-16 et les Mirage 2000. Ce groupe est composé de 14 personnes résidant dans différentes régions d'Ukraine.

Le GRU avait d'abord recruté un habitant de Lviv qui administrait une chaîne Telegram sur l'aviation. Il avait attiré l'attention des Russes en publiant des photos d'avions de combat ukrainiens dans des chats pro-Kremlin.

Pour exécuter ses missions, l'agent a recruté, sans qu'ils le sachent, 13 de ses abonnés. Ils possèdent du matériel photographique de haute qualité et vivent près d'infrastructures aériennes. Leur tâche consistait à photographier les aérodromes ukrainiens, les avions militaires, les équipages et le personnel technique, ainsi qu'à noter les horaires de décollage et d'atterrissage. Officiellement, ces photos étaient destinées à la chaîne Telegram du blogueur de Lviv, a précisé le SBU.

L'agent transmettait également aux Russes les horaires de vol des hélicoptères de combat, qu'il obtenait du commandant d'un escadron aérien ukrainien, qui fournissait l'information de son propre chef.

Des perquisitions ont permis de saisir des téléphones portables, du matériel photographique numérique contenant des preuves de collaboration avec la Russie, ainsi que des photos d'installations aériennes ukrainiennes.

Le SBU a également bloqué quatre chaînes et dix groupes thématiques sur Telegram où étaient diffusées des photos et des informations sur les unités aériennes ukrainiennes.

Les enquêteurs ont notifié à l'agent arrêté, à son complice et au militaire des soupçons de crimes contre la sécurité nationale.

Photo: X/French Aid to Ukraine