La Grande-Bretagne pourrait vendre le pétrole saisi du « flotte fantôme » russe pour financer l’Ukraine

Le gouvernement britannique étudie la possibilité d’utiliser tout pétrole saisi sur des navires du « flotte fantôme » russe afin de financer l’Ukraine, rapporte The Times, citant un interlocuteur au sein de l’exécutif britannique.

Selon les options envisagées, le Royaume-Uni ne se contenterait pas d’empêcher les revenus de parvenir à la machine de guerre russe, mais redirigerait également les recettes de la vente de ce pétrole sanctionné vers l’Ukraine.

« Cela aura un double effet sur la machine militaire russe : nous la privons non seulement de revenus militaires illégaux, mais nous trouvons aussi un moyen d’aider à financer la résistance ukrainienne », a indiqué l’interlocuteur.

Mardi, le quotidien a précisé que des forces spéciales britanniques se préparent à intervenir sur des navires de la flotte fantôme dans le cadre d’opérations visant l’économie russe. Ces unités d’élite, formées pour descendre depuis des hélicoptères sur des navires et en prendre le contrôle, pourraient être déployées contre des centaines de pétroliers illégaux après que le gouvernement britannique a trouvé un fondement légal pour de telles actions.

Deux navires de la flotte fantôme sanctionnés par le Royaume-Uni — Spring Fortune et Range Vale — sont attendus dans la Manche vers midi mercredi. Ces deux pétroliers transportant du pétrole brut naviguent sous de faux pavillons, respectivement ceux du Cameroun et du Zimbabwe, ce qui en fait des cibles potentielles pour des raids du commando britannique, conformément à la loi britannique sur les sanctions et la lutte contre le blanchiment d’argent.

En mai dernier, le Royaume-Uni avait sanctionné le Spring Fortune pour sa participation à des activités visant à déstabiliser l’Ukraine ou à favoriser le gouvernement russe. Le navire a précédemment navigué sous différents noms et pavillons, dont la Grèce, les îles Marshall, Malte et Panama.

Quant au Range Vale, il est utilisé pour l’exportation de pétrole depuis des ports russes, notamment dans la mer Baltique, et a été sanctionné par le Royaume-Uni en 2024.

Photo : Stefan Sauer/dpa/picture alliance