En août 2026, l'Ukraine n'a exporté que 20 % de son potentiel céréalier

En raison de contraintes logistiques, l'Ukraine n'a exporté en août que 20 % de son potentiel de céréales, a annoncé le ministre de la Politique agricole et de l'Alimentation, Taras Vysotsky, lors d'un point presse en ligne.

« La baisse la plus marquée concerne les céréales. Seules 522 000 tonnes ont été exportées, soit environ 20 % du volume potentiel. Dans le même temps, les exportations ont atteint 63 000 tonnes pour les oléagineux, 128 000 tonnes pour les huiles végétales et 86 000 tonnes pour les tourteaux. Le problème principal réside aujourd'hui dans la logistique », a précisé Taras Vysotsky.

Le ministre a souligné que les itinéraires alternatifs permettent à peu près d'assurer les volumes requis pour les oléagineux. La situation est en revanche plus critique pour les céréales : au coût actuel du transport, leur exportation devient souvent déficitaire.

Au total, du 1er au 18 août, l'Ukraine a exporté 899 600 tonnes de produits agricoles, ce qui représente environ 31 % du potentiel d'exportation réalisable avec un accès complet aux liaisons logistiques.

Toutefois, malgré les frappes russes sur les centres de distribution et certains sites de production, l'Ukraine dispose de réserves alimentaires suffisantes pour couvrir sa consommation intérieure.

« Les capacités de production en activité sont suffisantes pour répondre à la demande nationale. Il n'y a aucun risque de pénurie physique. Les denrées restent accessibles dans chaque localité, même si le choix proposé aux consommateurs peut être temporairement plus restreint qu'à l'accoutumée », a souligné le ministre.

Par ailleurs, aucun déficit de sarrasin n'est à prévoir cette année. La production devrait avoisiner celle de l'an dernier, dépassant les 80 000 tonnes. Les prix devraient rester proches de leur niveau actuel à court terme, bien qu'une hausse allant jusqu'à 15 % demeure possible.

À l'échelle internationale, le cours du blé pourrait augmenter d'environ 80 dollars la tonne, ce qui engendrerait un surcoût global de 16 milliards de dollars pour les consommateurs à travers le monde.

Les prix mondiaux du blé ont atteint un sommet presque inédit depuis trois ans à la suite des frappes russes et ukrainiennes visant les infrastructures de la mer Noire. Le 20 août, sur le marché boursier européen Euronext (MATIF), le blé meunier s'échangeait à 226,75 euros la tonne pour l'échéance de septembre et à 236,75 euros la tonne pour celle de décembre, soit l'équivalent d'environ 275 dollars la tonne.