Le Pape François : La paix en Europe est gravement violée, blessée, foulée aux pieds

Accompagné de responsables religieux du monde entier, le Pape François s’est rendu ce mardi 25 octobre en fin d’après-midi à la cérémonie de clôture de la 36eme rencontre internationale interreligieuse organisée à Rome par la communauté de Sant’Egidio: «le cri de la paix».

Cette année, la rencontre interreligieuse, à laquelle ont aussi participé les présidents de la France, Emmanuel Macron, et de l’Italie, Sergio Mattarella, a été dominée par la guerre en Ukraine. Comme le précise le Pape François dès les premières lignes de son discours depuis le Colisée, «aujourd’hui la paix est gravement violée, blessée, foulée aux pieds: et cela en Europe, c’est-à-dire sur le continent qui, au siècle dernier, a connu les tragédies des deux guerres mondiales». La guerre en Ukraine, déclenchée par la Russie le 24 février dernier,  «est une grande blessure qui touche tous les participants qui viennent de toute l’Europe et du monde entier», nous confiait la vieille de cette prière, Vincent Picard, vice-président de la Communauté Sant’Egidio en France, ressort-il du communiqué publié sur le site Vatican.news.

«La paix est au cœur des religions, dans leurs écritures et dans leur message.», a rappelé le Souverain pontife, «Le cri de la paix est souvent étouffé non seulement par la rhétorique de la guerre, mais aussi par l'indifférence. Il est réduit au silence par la haine qui grandit en combattant.»

Il y a exactement 60 ans aujourd’hui, au moment de la crise des missiles de Cuba, Jean XXIII appelait les responsables du monde entier à éviter l’utilisation de la bombe nucléaire. Ce mardi, le Pape François réitère cet appel, «Aujourd'hui, en effet, ce que nous craignions et ne voulions jamais entendre se produit: l'utilisation d'armes atomiques, qui ont continué à être produites et testées de manière coupable après Hiroshima et Nagasaki, est maintenant ouvertement une menace.» Les paroles de Jean XXII sont «d’une actualité frappante», a estimé François.  

A noter également aux côtés du Pape, la présence d’Edith Bruck, écrivaine italienne d’origine hongroise, survivante de la Shoah et du frère Aloïs, prieur de la communauté œcuménique de Taizé.

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