Ukraine : les frappes russes sur l’énergie privent les élèves de deux tiers de leur temps scolaire

Les bombardements russes contre les infrastructures énergétiques ont fait perdre aux élèves ukrainiens 66 % de leur temps d’apprentissage entre mi-janvier et mi-février 2026, selon un rapport de l’ONU publié jeudi.

En six semaines seulement, 16,5 jours de cours ont été annulés ou fortement perturbés – presque le double des pertes enregistrées sur la même période en 2025 –, d’après le groupe sectoriel éducation de l’UNICEF et Save the Children.

De Kharkiv à Odessa, la quatrième vague hivernale de frappes a paralysé les réseaux électriques. Classes sans chauffage, écoles fermées, cours en ligne coupés par les blackouts : l’éducation est devenue un combat quotidien.

Près de 2 millions d’enfants ont vu leur scolarité mise en danger par le froid, l’obscurité et l’absence d’eau courante. Les perturbations, autrefois concentrées sur les zones de front, touchent désormais massivement les régions de l’arrière : Kyiv, Jytomyr, Dnipropetrovsk, Kherson, Mykolaïv et Odessa ont perdu entre 79 % et 88 % de leur temps scolaire effectif.

En moyenne, 4 heures de cours quotidiennes sont annulées par les coupures d’électricité. Dans les régions les plus bombardées, plus de 1 700 écoles manquent d’autonomie énergétique. Près d’un tiers des établissements de Dnipropetrovsk et 20 % de ceux de Kharkiv sont incapables de fonctionner sans courant. Plus de 200 000 élèves sont également privés de chauffage.

Face à cette « crise énergétique sans précédent », le rapport appelle à des mesures urgentes : rétablir des environnements scolaires sûrs et fonctionnels pour limiter les pertes d’apprentissage déjà colossales.