L’Ukraine rend hommage aux défenseurs et aux civils exécutés ou morts en captivité

L’Ukraine rend hommage ce 28 juillet à la mémoire des défenseurs et défenseuses du pays, des membres des formations de volontaires ainsi que des civils exécutés, torturés ou morts en captivité, rapporte Ukrinform.

Cette journée du souvenir a été instaurée en 2025 par une résolution de la Verkhovna Rada, en réponse à des initiatives de la société civile et afin de rappeler les événements tragiques survenus depuis le début de l’invasion russe à grande échelle.

La date n’a pas été choisie au hasard. Dans la nuit du 28 au 29 juillet 2022, les forces d’occupation russes ont commis une attaque contre l’ancienne colonie pénitentiaire de Volnovakha n°120, dans le village d’Olenivka, dans la région de Donetsk. Des prisonniers de guerre ukrainiens, notamment des défenseurs de l’aciérie Azovstal de Marioupol, y étaient détenus. L’explosion a tué au moins 53 défenseurs ukrainiens et blessé plus de 130 autres, à des degrés divers. Ce crime contre les défenseurs ukrainiens constitue une violation flagrante du droit international humanitaire, qui encadre strictement le traitement des prisonniers de guerre et impose à la puissance détentrice de garantir leur sécurité et leur vie.

Afin de préserver leur mémoire, de leur rendre hommage avec dignité et de perpétuer le souvenir de l’héroïsme des défenseurs et défenseuses de l’Ukraine, des membres des formations de volontaires et des civils exécutés, torturés ou morts en captivité, le 28 juillet a été officiellement institué comme journée nationale du souvenir.

Contrairement à l’Ukraine, la Russie ne dispose pas de camps spécialement destinés à la détention des prisonniers de guerre. Ceux-ci sont détenus dans des établissements du système pénitentiaire aux côtés de détenus de droit commun. La torture et les mauvais traitements y sont systématiques et accompagnent les prisonniers à toutes les étapes de leur captivité, pendant toute la durée de leur détention.

Plus de 95 % des militaires ukrainiens libérés de captivité déclarent avoir subi des tortures. Selon le vice-président de l’état-major de coordination chargé du traitement des prisonniers de guerre, Andriy Youssov, le FSB russe forme ses agents aux techniques de torture en les expérimentant sur des prisonniers de guerre ukrainiens. À la fin du mois de mai, 406 décès en captivité avaient été recensés.

Le commissaire aux droits de l’homme de la Verkhovna Rada, Dmytro Loubinets, a déclaré que 46 prisonniers de guerre ukrainiens blessés lors de l’attaque d’Olenivka en juillet 2022 étaient toujours détenus en captivité.

La Russie pratique également la détention arbitraire de civils ukrainiens dans les territoires occupés, sans leur notifier officiellement les charges retenues contre eux, sans leur permettre de contester la légalité de leur détention ni de communiquer avec le monde extérieur, et sans leur garantir un procès équitable ou la possibilité de faire réexaminer leur affaire par un tribunal.

Selon les données du médiateur ukrainien, Kyiv dispose d’informations vérifiées concernant 1 878 civils ukrainiens détenus en captivité en Russie. Leur nombre réel pourrait toutefois être nettement plus élevé. Il est difficile d’établir le lieu de détention de tous les civils ukrainiens, car les mécanismes internationaux n’ont permis d’obtenir qu’une partie des informations disponibles. Selon les données existantes, près de 16 000 civils ukrainiens pourraient être détenus en captivité en Russie.

Depuis le début de l’invasion russe à grande échelle, plus de 9 500 citoyens ukrainiens ont été libérés de captivité, dont 1 596 en 2026.

Le 22 juillet 2025, la Verkhovna Rada a adopté une résolution instituant une journée nationale en hommage à la mémoire des défenseurs et défenseuses de l’Ukraine, des membres des formations de volontaires ainsi que des civils exécutés, torturés ou morts en captivité.