Nouvelles règles en cas d'alerte « rouge » et « jaune » : ce qui a changé dans le fonctionnement des hôpitaux

Les établissements de santé fonctionneront en cas d'alerte jaune, tandis qu'en cas d'alerte rouge, les soins médicaux seront maintenus dans les services de réanimation, les maternités et les blocs opératoires.

Le ministre de la Santé, Viktor Liachko, l’a annoncé à la télévision, rapporte Ukrinform.

« Le gouvernement a modifié son approche des alertes aériennes, et des niveaux d’alerte « jaune » et « rouge » ont été mis en place dans le pays. Le ministère de la Santé a également adapté les règles de fonctionnement des établissements de santé aux décisions prises à l’échelle du gouvernement. Auparavant, lorsqu’une alerte aérienne était déclenchée, les centres de soins ambulatoires cessaient d’accueillir des patients, les gens quittaient les bâtiments et s’amassaient devant l’entrée. Quand des frappes avaient lieu à proximité des établissements de santé, des débris pouvaient blesser les personnes qui se tenaient à proximité de ces centres. C’est pourquoi, compte tenu des niveaux d’alerte « jaune » et « rouge », le ministère de la Santé a adapté ces règles. En particulier, en cas d’alerte « jaune », les établissements de santé continuent de fonctionner. Les personnes peuvent et doivent se trouver dans des locaux offrant une protection potentielle contre d’éventuels débris projetés si une explosion se produit à proximité », a précisé Liachko.

Il a ajouté qu’en cas de niveau d’alerte « rouge », le personnel soignant doit se rendre dans un abri, mais que les interventions chirurgicales dont l’interruption pourrait entraîner la mort d’une personne ne sont pas suspendues.

« Ces règles ont été mises en place afin d'assurer la protection juridique des responsables des établissements de santé. Auparavant, ils ne pouvaient pas non plus interrompre ces interventions chirurgicales, mais cela donnait lieu à certains problèmes juridiques lors de l'analyse de l'opération : fallait-il interrompre les interventions chirurgicales ou non ? », a souligné Liachko.

En cas d’alerte « rouge », il est également prévu que tous les patients se rendent dans les abris. Quant aux patients se trouvant en réanimation ou dont l’état ne permet pas le transfert vers un abri, il est proposé, selon Liachko, de renforcer la protection des services. Il peut s’agir, par exemple, de volets blindés adaptés ou de films de protection blindés sur les fenêtres. Il est également recommandé de réduire le nombre de lits dans les chambres et de les éloigner des fenêtres afin que, en cas d’explosions à l’extérieur, les patients soient protégés des éclats de verre.

Les services d’accueil doivent également être protégés.

« Nous avons donné pour instruction d’installer des gabions adaptés ou des abris similaires près des fenêtres et au rez-de-chaussée, ce qui permettra d’offrir une protection supplémentaire contre les débris en cas d’attaques aériennes. Nous recueillons actuellement des informations supplémentaires sur les ressources nécessaires à cet effet et travaillons avec le budget de l’État, les collectivités locales et nos partenaires internationaux », a déclaré Liachko.

De même, selon lui, des solutions sont à l’étude pour protéger les blocs opératoires, les services de réanimation et les maternités, ainsi que pour assurer la continuité des soins médicaux en cas d’alerte « rouge ».