L’ONU alerte sur l’escalade des frappes russes contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes
Dans un communiqué, le Coordonnateur humanitaire de l’ONU en Ukraine, Matthias Schmale, a dénoncé des attaques répétées qu’il juge contraires au droit international. « Ce cycle systématique d’attaques contre les infrastructures énergétiques viole le droit international humanitaire et doit cesser », a-t-il déclaré.
Depuis le début de l’année 2026, les autorités onusiennes constatent une absence de pause dans les opérations militaires russes, avec un impact croissant sur la population civile. Lors des dernières frappes nocturnes, au moins une personne a perdu la vie et des dizaines d’autres ont été blessées, tandis que des centaines de milliers d’habitants ont été privés d’électricité, de chauffage et d’eau.
À Kharkiv, un bâtiment servant de dortoir à des personnes déplacées par les combats près de la ligne de front a été touché. Les attaques ont également endommagé un établissement hospitalier ainsi que plusieurs immeubles résidentiels.
La situation reste également tendue à Kyiv, où des milliers d’immeubles, récemment reconnectés aux réseaux essentiels après les frappes des 9 et 20 janvier, ont de nouveau subi des coupures d’électricité, alors que les températures demeurent en dessous de zéro.
Dans le nord du pays, la ville de Tchernihiv s’est retrouvée entièrement privée de courant, tout comme de nombreuses localités voisines, affectant des centaines de milliers de familles.
Malgré ces conditions difficiles, les équipes techniques, les services de secours et les acteurs humanitaires poursuivent leurs efforts pour réparer les installations endommagées et venir en aide aux populations les plus vulnérables.
Soulignant les conséquences humaines de ces frappes, Matthias Schmale a rappelé que les civils ne devraient pas vivre sous la menace constante de nouvelles destructions. « Les civils doivent être en sécurité et au chaud chez eux, et ne pas vivre dans la crainte des pertes que pourrait entraîner la prochaine vague de destruction », a-t-il insisté.