Un prestataire de services aéroportés russe menace de résilier son contrat avec l’OTAN

Un prestataire de services aéroportés russe menace de résilier son contrat avec l’OTAN

197
Ukrinform
Le groupe russe Volga-Dnepr va cesser de louer ses avions de transport Antonov 124 aux armées de l’OTAN, dont la France, dès la fin de cette année. L’Ukraine pourrait se retrouver seul fournisseur de gros porteurs à usage militaire.

Cette information a été publiée dans un article du site internet Asafrance, spécialisé dans la stratégie militaire :

Alors que plusieurs pays de l’OTAN, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France envisage des frappes en Syroe, le groupe russe Volga-Dnepr, fournisseur de services militaires aéroportés a annoncé sa volonté d’interrompre son contrat avec l’OTAN dès la fin de cette année. Malgré le statut privé de l’entreprise, les tensions actuelles entre Moscou et les pays de l’OTAN à propos de l’Ukraine et de la Syrie explique en grande partie ces raisons.

La rupture de contrat liant l’entreprise russe à 12 pays de l’OTAN (Belgique, République tchèque, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Luxembourg, Norvège, Pologne, Slovaquie, Slovénie et Royaume‑Uni) ainsi que deux pays partenaires (Finlande et Suède) pourrait cependant bénéficier à l’Ukraine, qui affrête déjà des vols dans le cadre de ce contrat, intitulé SALIS.

En effet, ce contrat concerne des avions de conception soviétique, dont il n'existe qu'une vingtaine d'exemplaires dans le monde, les Antonov 124, plus gros porteurs militaires aux monde et seuls capables, pour l’instant de transporter de lourdes charges (blindés, hélicoptères). Ils affichent en effet une capacité d'emport quatre fois supérieure aux Airbus A400M (100 tonnes contre 25).

Le groupe ukrainien Antonov DB, partenaire du contrat n’est cependant pas en mesure, à l’heure actuelle, de fournir le volume de transport suffisant. En 2017, Antonov DB n’a procédé qu’à 75 heures de vol contre 225 pour le groupe Volga Dnepr au service des pays de l’Alliance atlantique, et, selon des sources au sein de l’OTAN, aurait encore du retard en termes de préparation :

"Lors d'une récente visite du hub d'Antonov à Leipzig, une délégation des armées membres de l'Alliance avait ainsi découvert des halls aménagés à la hâte, avec des ordinateurs non déballés et des responsables dépassés. Le hub de Volga-Dnepr était, à l'inverse, en pleine expansion, avec un gros projet de modernisation des An-124", précise l’article de Asafrance.

Le député français François Cornut-Gentille avait tiré la sonnette d'alarme dès mars 2017 dans un rapport parlementaire, précise l’article, qui rappelle qu’en septembre 2015, la société russe avait agit de même en pleine crise ukrainienne :

"Même si Volga-Dniepr et Antonov DB sont en droit des sociétés privées, il serait naïf d'imaginer qu'elles échappent aux réalités et au jeu géopolitique en raison de la spécificité de leur objet social", avait déclaré le parlementaire français.

Cependant, l’accession de l’Ukraine au statut de pays-candidat à l’intégration atlantiste décidée en début d’année 2018 et les tensions actuelles liées  pourrait pousser les membres de l’OTAN à intensifier leur collaboration avec l’Ukraine et à aider au développement d’une offre de service concurrente en Ukraine.

Information importante : toute utilisation de données ou informations du site «ukrinform.fr» sur internet nécessite de citer ukrinform.fr et d’indiquer via un lien comment consulter la source de l’information. Toute utilisation de données ou informations du site «ukrinform.fr» dans le cadre d’une publication destinée à l'impression nécessite une autorisation écrite de l’équipe d’ukrinform.fr. • Les informations avec la mention "Publicité" et "PR", ainsi que des matériaux du bloc "Communiqués" sont publiés en vertu des droits de publicité et le seul responsable de leur contenu est l'annonceur.

© 2015-2018 Ukrinform. Tous droits réservés.

La conception de site — Studio «Laconica»
Recherche avancéeMasquer la barre de recherche avancee
Par période:
-
*/ ?>