La résolution de l'ONU sur la Crimée: c’est bien #une victoire!

21.12.2016 15:00 413

Le 19 décembre dernier l’Assemblée Générale de l’ONU a finalement voté le projet derésolution sur la Crimée qui était préparé par l'Ukraine.

Selon la résolution, la Russie est officiellement reconnue un occupant et la Crimée et la ville de Sébastopol sont le territoire temporairement occupé de l'Ukraine. Id est, dorénavant c’est non seulement en paroles, mais également au niveau officiel le monde ne reconnaîtra pas l'annexion de la Crimée. Pour les diplomates cette résolution est particulièrement précieuse, car elle facilite l'exécution de plusieurs tâches diplomatiques qui sont liées à la Crimée. Bien que pas mal de gens ne sont pas aussi optimistes que nos diplomates.

L’Ukrinform a fait attention comment a changé le vote final pour la résolution sur la Crimée par rapport au vote précédent et quelles conséquences aura ce document très attendu à l'efficacité duquel en Ukraine, il semble, personne ne croit.

Qui n'a pas passé le test d'amis et que faire avec cela?

Le résultat de vote a été le suivant: «pour» - 70, «contre» – 26 et 77 pays qui se sont abstenus. En général, la position de la plupart des pays dans la question ukrainienne est restée inchangée, mais tout de même un vote préliminaire a été un peu meilleur pour l'Ukraine: «pour» - 73, «contre» - 23 avec 76 qui se sont abstenus.

Photo de Facebook du MAE

Contre cette résolution préalablement ont voté: Angola, Arménie, Azerbaïdjan, Bélarus, Bolivie, Burundi, Cambodge, Chine, Cuba, Comores, Corée du Nord, Kazakhstan, Inde, Iran, Russie, Nicaragua, Serbie, Afrique du Sud, Soudan, Syrie, Érythrée, Ouzbékistan et Zimbabwe. Maintenant, au rang de ces pays «se sont mis» Philippines, Soudan du Sud et Ouganda qui se sont abstenus avant.

Encore trois pays qui avaient voté «pour» la résolution se sont abstenus maintenant, c'est Malawi, Papouasie Nouvelle-Guinée et Sainte-Lucie.

Pourquoi ces pays ont changé leur position, il n'est pas si compliqué à comprendre: la Russie sait faire aux «faibles de ce monde» des offres qu’on ne peut pas refuser. Mais là, se voit bien importante une autre chause: le vote à l’ONU ont clairement montré qui sont nos amis et qui ne les sont pas. Alors dès maintenant, les relations avec ces pays parmi lequels, comme on le sait, il y a des pays «frères» comme l’Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan et l'Ouzbékistan, il faut les construire en partant de leur attitude envers l'Ukraine et son intégrité territoriale.

D'ores et déjà il y a de quoi «briser» la démagogie et le mensonge russes

L’'Ukraine a enfin réussi à obtenir un document juridique international officiel sur la base duquel la Russie est reconnue comme un occupant. La résolution elle-même de l'Assemblée générale de l'ONU ne va pas entrainer une réaction apercevable, ni celle instantanée : la Russie ne va pas avoir grande hâte de retirer leurs troupes et l'Europe ne va pas durcir ses sanctions. D'autant plus, il semble que cette résolution a été d’actualité il y a près de trois ans, alors qui en a besoin maintenant? Parce que la Russie negligeait toujours les normes du droit international et elle continue à le faire maintenant.

Mais il convient de noter que c’est un document pour la perspective, c’est-à- dire, cette résolution adoptée, on pourra l'utiliser aux tribunaux internationaux comme un instrument du droit international dans notre confrontation avec la Russie. «La résolution de l'Assemblée générale de l'ONU est un instrument juridique sans compromis pour la de-occupation ultérieure de la Crimée», -on a noté dans la Mission de l'Ukraine auprès de l'ONU. La résolution reconnaît que la Crimée appartient à l'Ukraine et est annexée illégallement, et, donc, cela pourra d'une certaine manière laisser les mains libres aux diplomates ukrainiens. Id est, ce document doit devenir un point de départ dans la «bureaucratie» diplomatique qui définit la séquence à suivre au niveau international. Et voilà maintenant nous pouvons nous décaler du point mort. Par exemple, ce document peut devenir un fondement juridique pour exiger de la Russie l'indemnisation pour l'occupation, comme l’ont fait en 2015 les pays Baltes, en dépit du fait que depuis le moment de l'occupation des pays Baltes par la Russie et de la déportation des Estoniens en Sibérie ont passé plus de 75 ans.

Aussi pour que cette résolution ne reste pas simplement un document sans conséquences pratiques, les diplomates doivent travailler dans cette direction de manière très réactive. Le soutien de l'ONU c’est incontestablement un grand atout dans les mains de l'Ukraine, mais personne ne fera le travail qu’il appartient à nous de le faire. En outre, il ne faut pas oublier que la plus grande probabilité de traduire l'ennemi en justice c’est de le vaincre. Et pour le vaincre il faut, enfin, commencer à appeler les choses avec leurs propres noms: la Russie est un agresseur et un occupant, la Crimée est le territoire illégalement annexé par la Russie et le conflit à l'Est de

l’Ukraine est une guerre.

Yuliya Gorban, Kyiv

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