Michelle Bachelet réclame l’ouverture d’une enquête sur la répression violente contre des manifestants pacifiques au Bélarus

Michelle Bachelet réclame l’ouverture d’une enquête sur la répression violente contre des manifestants pacifiques au Bélarus

Ukrinform
Michelle Bachelet, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, a réclamé l’ouverture d’une enquête sur les allégations de torture par les forces de sécurité » au Bélarus.

Cette information a été communiquée sur le site de l’ONU.

 « J’invite les autorités à faciliter à mener une enquête indépendante, transparente, rapide, approfondie et impartiales sur les allégations de violations graves des droits de l’homme », a-t-elle ajouté dans une déclaration lue par son adjointe, Nada Al-Nashif.

Des policiers et des agents de sécurité armés sont déployés selon un schéma « quasi-systématique' d’un recours inutile ou excessif » à la force contre des manifestants en grande partie pacifiques

Dans un réquisitoire présenté devant le Conseil des droits de l’homme, elle a ainsi décrit le harcèlement, l’intimidation, la pression et l’expulsion dont sont victimes les opposants, notamment les membres du Conseil de coordination. Des policiers et des agents de sécurité armés sont déployés selon un schéma quasi-systématique d’un « usage inutile ou excessif de la force contre des manifestants en grande partie pacifiques ».

« Après des décennies dans la fonction publique, je suis convaincue que la clé la plus importante de la bonne gouvernance est d’écouter », a ajouté la cheffe des droits de l’homme. Elle a dénoncé « l’enlèvement violent de personnes en plein jour par des individus masqués - vraisemblablement sur la base de leurs opinions exprimées pacifiquement ».

La Haut-Commissaire est particulièrement alarmée par les centaines d’allégations de torture et autres mauvais traitements en garde à vue, et par le peu de preuves d’une enquête rapide ou d’une désapprobation officielle de ces incidents signalés. Au contraire, ses services ont reçu « des indications inquiétantes selon lesquelles les victimes et leurs avocats sont de plus en plus réticents à présenter des plaintes pour torture et autres mauvais traitements - par crainte de représailles ».

En écho au sombre tableau décrit par la cheffe des droits de l’homme, la Rapporteure spéciale de l’ONU sur la situation des droits de l’homme au Bélarus s’est inquiétée du sort des milliers de Bélarussiens « sauvagement battus ». Selon Mme Anaïs Marin, cette « vague de répression aveugle et brutale » s’est traduite par « plus de 500 cas de torture, commis par des agents de l’État ».

Durant la semaine du 10 août, des centaines de détenus ont été soumis à des traitements humiliants et dégradants. L’experte indépendante onusienne indique avoir été informée « d’allégations de viols, d’électrocutions et d’autres formes de torture physique et psychologique ». De plus, les auteurs de ces actes semblent convaincus qu’ils ne seront pas poursuivis, « en raison de l’anarchie et de l’impunité qui règnent » dans le pays.

À ce jour, plus de 10.000 personnes auraient été abusivement arrêtées pour avoir participé à des manifestations pacifiques, ce qui s’ajoute aux quelque 1.500 personnes déjà arrêtées depuis le début de la répression en avril. Si la plupart d’entre elles sont maintenant libres, Mme Marin a invité les autorités à libérer immédiatement et à abandonner toutes les accusations à motivation politique contre les personnes détenues arbitrairement.

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