« Pas un mot de gratitude » : Zelensky fustige la Hongrie et la Slovaquie sur le dossier pétrolier
« Après la première frappe contre cet oléoduc, nous avons tout restauré. Il n'y a eu aucun appel adressé aux Russes pour qu'ils ne tirent pas dessus. (...) En revanche, il y a eu des appels publics aux Ukrainiens disant : "c'est la sécurité énergétique de la Hongrie et de la Slovaquie". Quand nos équipes réparaient, il y a eu une autre situation de combat, des gens ont été blessés. Quelqu'un a-t-il entendu de la part d'Orban ou de Fico un "nous sommes très reconnaissants à l'Ukraine" ou "nous sommes désolés pour les familles et les proches qui ont souffert" ? Pas un mot, si ce n'est pour dire que nous leur sommes encore redevables », a raconté Zelensky en répondant aux questions des journalistes.
Le président a souligné que parallèlement, la Hongrie et la Slovaquie ont bloqué un prêt de 90 milliards d'euros de l'Union européenne ainsi que le prochain paquet de sanctions de l'UE. À cause de ces pays, les chapitres de négociation ne sont pas ouverts, alors qu'ils exigent simultanément la reprise du transit pétrolier pour que la Russie reçoive de l'argent pour la guerre.
Zelensky a martelé que l'Ukraine n'a aucune volonté de rétablir le transit du pétrole russe. Il a précisé qu'aujourd'hui, après plusieurs frappes russes, l'oléoduc a subi des dommages structurels majeurs.
Répondant aux affirmations du Premier ministre hongrois Viktor Orban, selon lesquelles l'oléoduc semblerait en bon état depuis les images satellites, le président ukrainien a rétorqué :
« Un grand réservoir est éventré, c'est ce que l'on peut voir. Mais on ne voit pas le poste de commande par satellite, ni le pipeline sous la terre. Peut-être qu'Orban est un mage et voit ce qui se passe sous terre ? Je suis surpris, mais enfin, tout arrive. »
Le chef de l'État ukrainien a également réitéré avoir invité le Premier ministre slovaque Robert Fico en Ukraine pour discuter de toutes les questions liées à l'oléoduc. Comme l'a rapporté Ukrinform, Robert Fico s'est dit prêt à rencontrer le président ukrainien au sujet du transit du pétrole, mais propose de le faire sur le territoire d'un État tiers.
Photo: Zelensky /Telegram