Michel Maffesoli, sociologue français.
Le jugement que le peuple c’est un enfant qu’il faut élever, est complètement dépassé.
29.06.2017 14:00 226

Récemment à Kyiv s’est rendu  Michel Maffesoli, célèbre sociologue français, professeur à l'Université Paris V - Sorbonne, rédacteur en chef de la revue internationale « Socialiste » éditée depuis 1982 par le Centre des recherches de l’époque contemporaine qui a été fondé par lui; depuis 1988 rédacteur en chef de la revue "Cahiers européens de l'imaginaire, coéditeur de la revue « Sociologia Internationalis».

Le centre d'intérêts de Maffesoli réside dans la problématique de l'époque postmoderne : les phénomènes de la massification globale, la transformation de la politique et du domaine politique, les phénomènes de la subjugation et de la violence, la nouvelle nature de l’identité dans le monde moderne. En claire : ses œuvres expliquent pourquoi la génération du XXIe siècle est tellement différente de ses prédécesseurs nés au XXe siècle. Ses oeuvres révèlent également de nouvelles règles de la coexistence du gouvernement et de la société qui changent radicalement.

J’ai eu de la chance d’assister à une conférence ouverte de Michel Maffesoli « Néo-tribalisme et politique de décentralisation moderne » qui s’est tenue à l'initiative de la Chaire d'analyse et de prévision politique de l'Académie nationale d'administration publique auprès du Président d'Ukraine. Je vais essayer, tout en évitant la terminologie complexe, de présenter certaines idées du savant qui m’ont fait forte impression :

- la vision linéaire du développement de la civilisation, comme il s’avère, n’est pas complète puisqu'il existe des cycles sociaux, des époques historiques et sociales, et il faut les distinguer. Il est à rappeler que la traduction du mot « époque » signifie une « parenthèse », et la parenthèse, elle peut être tant ouverte que fermée. Nous vivons actuellement à une période où la parenthèse ferme, c’est-à-dire l'époque de modernisme qui a commencé au XVIIe siècle et a pris fin en fait au XXe siècle, s’achève. Aujourd'hui, dans de nombreux pays européens, et l'Ukraine, apparemment, ne l'a pas évité, existe le problème de la séparation de l’élite intellectuelle du peuple. Les intellectuels, les journalistes, les hommes politiques, les gens cultivés restent, au sens figuré, dans le logiciel des XVIII-XIX siècles. Ils vivent toujours avec les valeurs de la période historique des XVIII-XIX siècles où, proprement dit, le paradigme de l’époque de modernisme a été élaboré. Cependant, la fin d’un certain monde, d’une étape de développement ne signifie pas encore la fin du monde.

- À l’heure qu’il est, nous vivons à l’époque de « mutation », de transformation de l'époque de modernisme en époque de postmodernisme, et nous devons réfléchir aux mécanismes et instruments qui sont efficaces pour les conditions de la transformation de l'époque moderniste en celle postmoderniste.

- C’est dans cette perspective qu’il se voit intéressant d'examiner le problème de la décentralisation, surtout comment les idéaux démocratiques se transforment et se manifestent dans les idéaux de développement et de prospérité des communautés. Il est également intéressant d’étudier, d’aller au fond de la nature du phénomène qui a été défini par le Suisse Carl Gustav Jung comme archétype de l'inconscient collectif. Puisque cet inconscient collectif représente bien un élément qui devient le matériau de construction pour le développement de la société de demain. En d'autres termes, l'inconscient collectif est une infrastructure spirituelle d'une nouvelle société, et si nous appréhendons son essence, alors nous pourrons comprendre les mécanismes qui sont des forces motrices dans les processus de transformations actuelles de la société.

- Je croix qu’il faut se débarrasser des idées marxistes qui régnaient dans les esprits de beaucoup de gens au cours du XXe siècle.

- Du point de vue de la philosophie, la base de toute société moderne est l'émergence de l’ipséité comme phénomène. Je vais dire même, de l'individualisme. Nous n’avons pas, peut être, de compréhension claire de ce phénomène, mais pendant toute la période du développement de notre société, il devient de plus en plus important. Et c’est dans cette perspective et optique qu’il est très intéressant d'examiner le phénomène de l'autonomie individuelle. En grec, « avtonomus» signifie « indépendance » qui se traduit comme « Je suis ma propre loi». C’est dans cet esprit qu’on conclut, pour ainsi dire, les contrats sociaux, sociétaux, politiques. Et c’est en étudiant profondément le concept de « contrat » qu’il se voit possible de comprendre que c’est un accord entre un individu autonome, indépendant et un autre individu, du même genre, qui possède sa propre grande zone d'indépendance. Voilà le principe qui servira au développement de la base sociale dans le monde moderne. Et, par conséquent, l’instrumentalisation de la vie individuelle et collective de la société évoluera également.

- Il convient de souligner la nature « lococentrique » du développement du monde moderne, où «loco» signifie «ici, à l'endroit où je suis et je vis en communauté avec d'autres». À mon avis, c’est cette vision qui forme l’armature elle-même de la décentralisation.

- Je vais essayer de formuler métaphoriquement le problème : tout comme chaque plante demande de l’alimentation de la terre, de même la nation, la société doit avoir ses racines pour avancer.

- Le terme intéressant est le mot « travail ». Le travail, la besogne qui, à l'époque précédente, n’était qu’une simple nécessité. Et deux intellectuels des siècles passés, Emmanuel Kant et Karl Marx, l’ont bien montré dans leurs ouvrages. Aujourd'hui, le travail s’est transformer en valeur. En même temps, le travail n'est pas une valeur pour les jeunes générations. Un grand rationalisme gagne en vigueur, comme l’illustrent bien les œuvres de Weber. Weber utulise le terme « rationalisation générale de l'existence », autrement dit, avant de faire tout acte, une personne, en particulier la jeune génération, s’intérroge toujours sur la rationalité de cet acte. Cela entraîne ce qu'on appelle par un terme figuré «déception du monde».  Aujourd’hui le monde perd son aspect de « charme ».

- Aujourd’hui est apprécié uniquement ce qui a de l’utilité pragmatique concrète. Et l’ancienne essence de la structure verticale du modernisme s’y manifeste dans une certaine mesure. Les mots-clés pour la compréhension et la perception du modernisme sont la centralisation, la bureaucratie et de la technocratie. Je vais dire, peut être, quelque chose de banal : le jugement bien courant à cette époque que le peuple est un enfant, et l'enfant doit être élevé. Je crois que ce point de vue est complètement dépassé. Mais soyons réalistes et comprenons clairement que cette opinion persiste largement dans tout milieu des fonctionnaires de la société. Et maintenant, se voit de plus en plus notable l’écart entre la compréhension par les milieux dirigeants de la société de leur mission et la compréhension par la jeune génération du rôle et de la vision du développement de la société. C’est pour cette raison que je divise la société en deux parties : formelle et informelle. Vous n’êtes pas peut-être habitués à une telle terminologie, mais j'oppose les aspirations et les désirs des masses en matière de leur propre développement à la vision de ceux qui sont chargés de la gestion de la société.

- Nous avons un long chemin devant nous, celui vers l’idéal, vers l'épanouissement des communautés. Là, il est important d’attirer l’attention au fait qu’actuellement se fait la transition de l'individualisme, d'un individu vers l’ipséité. Tandis que l'idée elle-même de l’accord social, du contrat n'a pas de même valeur, de même force qu’avant. Le contrat, l’accord, la convention sont de la nature rationnelle, mais le contrat dans la société d'aujourd'hui cède la place au pacte, et ce pacte est de la nature émotionnelle. En fait, au cours de cette période de transition de l’individu vers l’ipséité, commence une période où l'on peut déjà parler de tribalisme. Autrement dit, un sentiment d'appartenance apparaît, et l'un des témoignages qui peut illustrer l'émergence et le développement du sentiment d'appartenance est le retour des sociétés modernes aux traditions, à ce qui nous a été donné il y a des siècles et s’est consolidé en ce qui doit être porté ultérieurement à travers des années. En utilisant les termes philosophiques, nous n’avons plus d’affaire avec l'autonomie mais avec l’hétéronomie. L’autonomie c’est quand un individu se renferme en soi-même, mais l’hétéronomie c’est une manière de voir les autres, c’est une sortie de sa coquille, c’est « J'accorde ma loi avec un autrui, je ne viole pas les droits d'autrui ». Et c’est bien cela qui nous donne la clé pour comprendre les nouvelles formes de solidarité et les nouvelles formes de démonstration de générosité et de cordialité dans le monde moderne. Je l'appellerais comme infrastructure spirituelle. C’est un aspect qualitatif de l'existence de la vie humaine. Et si à l’époque de modernisme qui a pris fin au milieu du XXe siècle, le rationalisme régnait, maintenant on voit apparaitre une nouvelle valeur, celle de l'intégrité de l’existence de l’être humain.

- Si le travail, la besogne étaient une valeur de l’époque moderniste, maintenant ce sont la créativité, le retour à la base créative qui commencent à prévaloir dans la société. Donc, la créativité remplace le travail, la besogne.

- Le corps humain gagne de plus en plus d'importance, la culture du développement humain au sens physique prend une grande valeur. Tout ce qui est physique, corporel cède la place au rationalisme. L’esthétisation de la vie sociale remplace un simple utilitarisme. Aujourd'hui, nous constatons que les réunions sportives, artistiques et corporatives se déroulent bien massivement. Ceci est expliqué par un recours par la société à la composante émotionnelle. Lorsque Max Weber décrit le concept de l'émotionnel, alors il ne se limite pas aux particularités psychologiques de l'individu. Quand il parle de la composante émotionnelle de la vie dans la société, il entend l’ambiance dans laquelle l'individu vit et se développe. Une large notion de l'esthétique est de partager des émotions, partager des passions.

- Les conséquences du développement de la culture politique dans ce sens est le fait que nous ne pouvons plus rester toujours dans le concept vertical. Nous ne pouvons plus nous contenter des approches simples et uniquement éducatives, nous devons tourner vers une autre idée de la socialisation, et j'appelle cette nouvelle idée, ce nouveau mouvement comme « initialisation ». Autrement dit, il faut donner les points de départ des études, montrer « comment ». Puisque la société moderne n'accepte plus cette approche d'imposer simplement l'idée si bonne soit-elle. Elle sera rejetée si elle est imposée. Donc l'idée du développement de la société à travers le prisme de l’archétypique est précisément cette conformité nécessaire : partager des valeurs que celui qui mène la jeune génération possède. Et non tant même partager que proposer un échange mutuel, si les idées passent de l'un vers l'autre, ils trouveront alors un sol fertile.

- La société moderne se développe déjà dans cette logique : je suis ma pensée et non pas simplement « Je pense, donc je vis».

- Ma définition de l'époque postmoderne est le milieu entre l'archaïsme et le développement technologique, les tribus et Internet. Aujourd'hui, 70 pour cent de ce qui remplit l'espace d’Internet c’est des publications philosophiques, des réflexions philosophiques publicistes, les échanges entre les groupes. Cela peut être succinctement regroupé en un tel terme celui d’un sentiment d'appartenance. Et là, nous pouvons voir une illustration comment la société passe du modèle vertical vers celui horizontal. Et les termes clés qui définissent le développement social actuel sont suivants : la coopération, l'échange, le savoir de partager, la corrélation et l'interaction.

- L’essentiel du paradoxe postmoderne c’est quand le lointain devient proche : télévision, téléphone, Internet. Et si, avant, le développement rapide des technologies a provoqué cette «déception du monde » parce que le monde a cessé d'être quelque chose d'extraordinaire, alors maintenant la technologie qui a d’abord privé le monde de cet aspect, de cette nature de charme, elle accomplit à nouveau une telle action, elle fascine à nouveau le monde.

- Pour moi, l'essentiel du développement social ce n'est pas le mouvement en avant ou en arrière, pour moi, c’est une spirale. Donc, aujourd'hui, ce n’est pas le retour au Moyen Age qui se produit, aujourd'hui se voit le retour à un tel niveau de développement dont le signe principal est l’échange - « Je veux partager ce que j'ai ». Et à ce stade de l’évolution de la société, des institutions publiques, des relations sociales, on ne peut que pratiquer l'amélioration amateur, on ne peut que faire quelque chose de la même manière comme le fait un amateur. Ce qui se passe actuellement dans la société, à mon avis, a un caractère de l'interférence amateur.

- Il existe deux scénarios possibles du développement - la barbarie, le retour au Moyen-âge ou ce que j'appelle par le mot « synesthésie », capacité de ressentir tout, de ressentir d’une façon globale et de choisir l'action que j’effectuerai envers ce global. Les psychologues du XIX - début XX siècles ont donné un exemple frappant de synesthésie sur un enfant qui apprend à marcher. L'enfant voit un objet qui l’attire, parce qu'il est brillant, beau, il veut le prendre, l'enfant ne peut pas marcher, parce qu’il ne sait pas encore le faire, il tombe, il peut se blesser parfois, mais le but est atteint, il marche, il a commencé à aller à pied, l’enfant ressent l’espace, il se déplace dans l'espace et il se réjouit de ce qu’il peut effectuer ces simples mouvements. Et, en même temps, ce petit enfant a réalisé son objectif, il s’est approché de l’objet qui l'intéressait. Je pense qu’aujourd’hui nous sommes en train d'apprendre la synesthésie du corps, mais du corps social et non pas du corps physique individuel. La synesthésie du corps social consiste à conformer les intérêts des groupes qui sont formés et qui se forment dans la société contemporaine, aux normes que la tradition et la culture politique et sociale ont déjà élaboré. Pourtant je mis l’accent sur le mot « apprendre », apprendre à harmoniser et à comprendre, à s’entendre. Apprendre prévoit un chemin rude rempli d’épreuves. Donc, il est clair qu'il y a des craintes, est-ce que nous ne retournons pas au monde barbare ? Cependant nous avons un choix soit la barbarie, soit la synesthésie. Et moi, comme on dit, je parie que nous avançons tout de même vers la synesthésie.

Après la conférence, j'ai réussi à parler au professeur Maffesoli et au président de l'Académie nationale d'administration publique auprès du Président d'Ukraine Vassyl Kouybida.

Vassil Kouybida: Votre conférence a suscité un grand intérêt non seulement chez des scientifiques, mais aussi chez des politiciens. Et je m’en réjouis. Pour nous, ceux qui s’occupent des sciences et donnent certaines recommandations aux autorités, votre exposé est extrêmement intéressant. Mais ce n'est pas parce que nous avons peur de l'avenir, nous le bâtissons consciemment. Mais plutôt parce que notre société est hétérogène, les différentes parties de l'État actuel avait été inclues dans les différentes formation impériales dans le passé, et cela signifie qu’elles se développaient à des vitesses différentes. Et en rétablissent notre État, nous réunissons à la fois la nation moderne et postmoderne. Dans certaines régions du pays, nous sommes en fait confrontés au problème de néo-tribalisme que vous étudiez. Par conséquent, vos connaissances, votre compréhension de ces processus sont extrêmement important pour nous dans la pratique. Peut-être, vos conseils nous aideront à résoudre les problèmes de la guerre avec la Russie, ainsi que des affrontements à l'est de l'Ukraine. Notre pays est un proche de la France, tout comme Kyiv envers Paris. Kyiv a donné naissance à Anne de Kiev, Reine de France. Donc, faites comme chez vous. Je vous souhaite sincèrement de bonnes impressions de Kyiv.

Michel Maffesoli: Hier j'ai eu l'occasion de visiter cette ville magnifique que je ne connaissais pas avant. J’en suis très ravi. Mes premières impressions de l'Ukraine sont très bonnes. Et les Français disent que la première impression c’est toujours une vraie impression.

A mon avis, c’est une approche très bonne et très correcte que dans les murs de l'académie, établissement d'enseignement et scientifique, s’effectue une recherche des solutions, des conseils pour les hautes autorités ukrainiennes. Et en prenant l'exemple de la France, je peux affirmer qu'il existe souvent un écart entre les praticiens réels dans l'administration publique et le monde scientifique. Il vaut mieux être aux écoutes davantage. Dans la gestion des affaires publiques, notamment, les politiciens devraient s’appuyer sur le progrès scientifique, sur l’opinion d'avant-garde.

- Monsieur le Professeur, dites nous, s'il vous plaît, avant de venir en Ukraine, quelle image de notre pays avez-vous eue : positive, négative ou neutre ? Avec quelles attentes êtes-vous venus ici ?

Michel Maffesoli: Eh bien, en France, a priori l’image de l'Ukraine est positive. Peut-être, parce que, en effet, comme Monsieur le Président l’a dit, c’est de l’Ukraine que nous avons obtenu la reine. Mais globalement, la France a une attitude bien favorable et positive envers votre pays.

- En revenant à votre sphère scientifique : comment définiriez-vous le phénomène de la culture politique pour les pays en transition?

Michel Maffesoli: C’est une vaste question. Je ferai un petit résumé. Le pouvoir actuel est vertical. À l'avenir, nous constaterons de plus en plus « l’horizontalisation », pour ainsi dire, le passage de la verticale. Et pendant le processus de l’horizontalisation du pouvoir, de la gestion publique doit avoir lieu le rapprochement avec des citoyens, avec ceux qui sont gouvernés, pour qui, en fait, tous ces systèmes et institutions ont été créés. Puisque le mot « polis », d’où vient «politique », à l'origine signifiait « ville » et avait pour le but d’être proche à ceux qui y vivaient et qui avait besoin d'une organisation pertinente. Et nous, les sociétés modernes et développées, nous devons parvenir à un certain accord entre ce que j'appelle la société officielle, l’État officiel et ceux qui sont gouvernés. C’est un défi, un objectif vers lequel nous devrions nous diriger. Et peut-être, en cela consistera également le travail de l’Académie. L'une des composantes de la culture politique et de l'enseignement général d'un fonctionnaire doit être la compréhension du fait que nous devons former bien des professionnels non seulement théoriquement pour qu’ils soient fort calé, mais également de les apprendre à écouter et surtout écouter la population.

- À votre avis, est-il possible d'apprendre à un politicien d’être moral?

Michel Maffesoli : Je ne sais pas. Il fallait être un moraliste pour donner une telle réponse qualifiée. Je répète encore une fois: il faut viser les étudiants de l’Académie, les futurs fonctionnaires à ne pas être isolés de la base, de ceux pour qui nous sommes ici et occupons des postes dans les organes du pouvoir. C’est bien la culture politique.

Le politicien est souvent paranoïaque. En grec « paranoïaque » signifie « penser du haut de sa grandeur » «juger du haut de sa grandeur». Et cela peut provoquer une pathologie paranoïaque. Et moi, j’ai développé dans mes recherches l'idée de garder les liens avec les masses, écouter, respecter les gens, ce qui est le contraire de la paranoïa. Ainsi que d’être proche de la vie quotidienne, des besoins quotidiens de ceux que nous gouvernons, que nous administrons. Et, peut-être, c’est l’une des voies qui aidera à préserver la moralité. Dans ma compréhension, une personne morale c’est celle qui respecte les coutumes et traditions, ce qui existe déjà dans la société. Au total, ce sera à la fois une manifestation de la culture politique et de la moralité.

Maryna SYNGAYIVSKA. Kyiv.

Photos sont fournies par l’Académie nationale d'administration publique auprès du Président d'Ukraine

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