L’écrivaine française Galia Ackerman rêve de créer un musée de Tchernobyl interactif

L’écrivaine française Galia Ackerman rêve de créer un musée de Tchernobyl interactif

Ukrinform
L’auteure du livre « Traverser Tchernobyl », l'écrivaine française Galia Ackerman, rêve de créer un musée interactif consacré à la catastrophe de Tchernobyl.

Elle a fait cette déclartion lors d’une conférence de presse mercredi 4 avril dans les locaux d'Ukrinform :

"Depuis longtemps, j’ai cette idée de créer un musée virtuel de Tchernobyl qui pourrait devenir avec le temps un musée virtuel des catastrophes d'origine humaine", a déclaré l’écrivaine, avant d’ajouter qu’elle avait plusieurs raisons pour le faire, l'une étant liée à une "expérience pas très agréable lors de l’organisation de l’exposition de Tchernobyl à Barcelone" :

"En 2003, on m'a proposée de faire une grande exposition sur Tchernobyl à Barcelone, au Centre d'Art Contemporain. Depuis trois ans, je travaillais pour rassembler des collections et j’avais amassé un vaste matériel. J’ai donné le catalogue à l'exposition, qui s'est merveilleusement bien déroulée. Mais après l'exposition, les objets ont été enveloppés et ne m’ont pas été rendus. Depuis 12 ans maintenant, j'essaye de les récupérer et je me rends compte que ces affaires ont disparu. J'ai toujours une collection personnelle de livres et de matériel de Tchernobyl (10 les boîtes de matériaux) alors  je veux en faire un site virtuel", a-t-elle raconté.

L'écrivaine a cependant nuancé son propos, ajoutant que cela demandait beaucoup d'argent car ce ne pouvait être réalisé par une seule personne mais par une équipe entière.

La raison principale pour laquelle le sujet de Tchernobyl mérite un tel projet plus global, est que le musée de Kyiv ne répond plus aux besoins actuels :

"J'ai une attitude ambigue vis-à-vis du musée de Tchernobyl à Kyiv. D'une part, il y a des choses merveilleuses et très importantes, mais de l'autre, le pathétique de ce musée est très soviétique", a déclaré l'écrivaine, précisant que l'Ukraine pourrait aider à la mise en œuvre de ce projet :

"Actuellement, il y a tellement de problèmes en Ukraine que je ne suis pas sûr que ce soit celui qu'il soit imminent de résoudre, mais à plus long terme c’est une tache indéniable", a-t-elle conclu.

Le philosophe et directeur  de la maison d'édition « Doukh et littera », Konstantin Sigov, a soutenu l’initiative de Madame Ackerman sur l'idée d'un site internet interactif pour le musée de Tchernobyl :

"Je pense qu'un site puissant pourrait intégrer les documents fournis par Galia Ackerman et d'autres chercheurs, ainsi que des photographies, des vidéos et des témoignages", a déclaré Sigov.

Selon lui, le livre de Galia Ackerman est précieux, notamment parce qu'il apporte un témoignage de la tragédie mais aussi parce qu'il encourage d'autres témoins à se manifester.

EH

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