Ukraine : l’ONU intensifie ses opérations d’aide aux personnes touchées par la destruction du barrage de Kakhovka

Ukraine : l’ONU intensifie ses opérations d’aide aux personnes touchées par la destruction du barrage de Kakhovka

Ukrinform
Les Nations Unies et leurs partenaires humanitaires ont continué, vendredi, à intensifier rapidement les opérations d’aide aux personnes touchées par la destruction du barrage de Kakhovka.

Les agences humanitaires onusiennes ont fait état aujourd’hui d’une augmentation de l’aide aux régions du sud de l’Ukraine inondées par la rupture du barrage de Kakhovka, qui, selon des estimations préliminaires, pourrait avoir affecté au moins 40.000 personnes, ressort-il du communiqué publié sur le site de l’ONU.

Selon l’ONU, une aide a été apportée à 18.000 personnes dans la zone inondée, notamment de la nourriture, de l’eau potable en bouteille, du matériel d’assainissement et de l’argent liquide.Cette aide comprend aussi des kits d’hygiène, des soins de santé mobiles, des conseils, des évacuations, des logements et des articles ménagers de première nécessité.

Des besoins urgents en eau, vivres, kits d’hygiène et d’autres articles vitaux

De son côté, l’Agence de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a commencé à fournir aux personnes évacuées un soutien psychosocial et sanitaire, en incluant nombre d’entre elles dans des programmes d’aide aux personnes déplacées internes affectées par le conflit.

Bien que les niveaux d’eau, qui ont atteint un pic de 5,6 mètres à Kherson hier jeudi, devraient commencer à baisser maintenant, l’ONU estime que les inondations dureront encore au moins une semaine, laissant les personnes touchées dans un besoin urgent d’eau, de nourriture, d’hygiène et d’autres articles vitaux.

Des inondations dans « l’une des régions les plus contaminées par les mines terrestres »

Les agences onusiennes misent déjà sur les graves conséquences humanitaires, qui pourraient continuer « à se faire sentir longtemps après que le niveau de l’eau soit revenu à la normale » dans la région de Kherson, qui « est également l’une des régions les plus contaminées par les mines terrestres dans le pays », et où beaucoup de ces armes ont pu être emportées par l’eau, ont détaillé les agences humanitaires.

À cet égard, la Coordinatrice humanitaire des Nations Unies pour l’Ukraine, Denise Brown, a indiqué lors de la même conférence de presse (reliée par vidéoconférence depuis l’une des localités touchées par la destruction du barrage) qu’un expert en mines des Nations Unies travaillait dans la zone touchée pour cartographier les nouvelles zones qui pourraient désormais être contaminées par ces armes.

« Nous avons établi avec eux une carte des endroits où se trouvent les mines. Mercredi, nous avons discuté avec le gouvernement de l’importance de la communication avec la population à ce sujet. Nous travaillons avec les autorités et l’UNICEF pour diffuser l’information, par exemple pour les enfants qui vont à l’école - ils ont besoin de cette information », a ajouté Mme Brown.

Au moins 600 kilomètres carrés de la province de Kherson ont été inondés, selon l’OCHA. L’impact sur la population est susceptible d’être beaucoup plus important que ce qui est officiellement rapporté en raison de l’impossibilité d’accéder aux zones contrôlées par la Russie, où vivent 70 % des communautés touchées par la catastrophe.

« La santé est une préoccupation majeure en raison de la stagnation de l’eau. Nous avons apporté des milliers de bouteilles d’eau. C’est une préoccupation majeure tant que les gens n’ont pas accès à l’eau potable », a ajouté Mme Brown.

L’approvisionnement en eau potable de plus de 700.000 personnes est affecté

Plus largement, ce sont au moins 80 localités de la région, dont la capitale Kherson, qui ont été partiellement ou totalement inondées par la rupture du barrage le 6 juin.

Au moins 2.200 personnes ont été évacuées dans la zone contrôlée par l’Ukraine, tandis que sur la rive gauche contrôlée par les troupes russes, on parle de 4.000 évacuations.

« J’ai visité des maisons ce matin, des personnes totalement désemparées par cette catastrophe, essayant de rester chez elles. Agriculture, eau, énergie, maisons détruites. C’est un gros problème. Nous sommes inquiets de ce que l’avenir nous réserve », a insisté la Coordinatrice humanitaire de l’ONU.

« On estime que 700.000 personnes n’ont plus accès à la principale source d’eau potable de la région » a déclaré pour sa part lors d’un point de presse à Genève, Shabia Mantoo, porte-parole du HCR.

Sur le terrain, les agences onusiennes craignent que des polluants, notamment des eaux usées, du pétrole et des pesticides, ne se soient mélangés à l’eau déversée, qui ne devrait pas se retirer avant plusieurs jours.

La mort massive de poissons dans la région de Dnipropetrovsk, due à l’assèchement du réservoir d’eau de Kakhovka, a déjà été signalée comme un impact environnemental immédiat.


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